Jacky Morael

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mercredi 30 juillet 2008

Une Wallonie française ? Minute, papillon...

DrapFrance.jpgUn sondage publié hier et réalisé par les journaux Le Soir et La Voix du Nord indique que 49 % des wallons souhaiteraient un rattachement à la France en cas de scission de la Belgique et que 60% des français approuveraient l'accueil de ce nouveau département.

Deux chiffres en forte hausse. Et le record des commentaires sur le forum du Soir prouve que cette question soulève des passions en tous sens. On peut comprendre l'attraction que peut exercer la France de la révolution, des Droits de l'Homme, de la richesse en talents scientifiques, artistiques et littéraires sur les wallons. Cela vide-t-il la question ? Loin de là !

Tout d'abord, ayons bien en tête qu'un tel rattachement impliquerait une séparation politique totale entre la Wallonie et Bruxelles. Aucun pays européen n'acceptera jamais que la capitale de L'Europe tombe aussi sec dans l'escarcelle française et s'ajoute ainsi à l'implantation strasbourgeoise. Jamais. Bruxelles, avec laquelle nous avons tant de liens économiques, culturels, familiaux et amicaux s'en trouverait réduite au statut de capitale administrative, genre Washington DC, et verrait s'envoler à jamais ses légitimes intentions à devenir une région à part entière, apte à prendre son destin en main. Et puis, au-delà d'un romantisme bien compréhensible, les 49% de wallons savent-ils réellement à quelle nation ils souhaitent être rattachés ?

La France est rongée par une dette et des déficits publics colossaux (le pire élève de la classe européenne) , offre des protections sociales bien moindres que chez nous, déploie une politique étrangère basée sur la force militaire -entre autre nucléaire- et de compromission permanente avec les pires dictatures, particulièrement en "françafrique", est d'une faiblesse inégalée en matière de concertation sociale qui fait que tout se décide par décret imposé depuis Paris. Qu'il s'agisse de l'enseignement, des pensions, de la politique énergétique, de l'organisation et du remboursement des soins, la réponse au défi écologique, le diktat parisien s'impose sur la concertation et la négociation.

Etre rattaché à la France amènerait aussi un bouleversement de nos modes d'élections et nous imposerait un scrutin majoritaire qui donne lieu aux pires tractations d'appareils dans le dos des électeurs. Voir les les péripéties autour du Modem, du Nouveau Centre et, tout récemment les "achats" de voix lors du dernier Congrès de Versailles, qui a voté à une voix près la réforme des institutions tant voulue par Sarkozy. Quant à l'attention portée par Paris à ses "territoires excentrés", il y a également lieu de se monter prudent. Qui sait en Wallonie que les systèmes de protection sociale dans les DOM-TOM ne sont en rien équivalents à ce qu'ils sont en métropole, transformant leurs citoyens en français de seconde zone ? Alors, ami(e)s wallon(ne)s, réfléchissez une minute papillons avant de vous brûler sur l'ampoule !

A lire, également le dernier billet d'Henri Goldman sur son blog :

http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/ 20080802_scoop_rattachiste_au_soir.html

Photo (cc) : Cyril Plapied

mercredi 23 juillet 2008

Un peu de moi

Bienvenue sur ce blog ! Ici, vous trouverez mes coups de sang et de coeur, mes envies, mes folies et beaucoup de politique. Avant de parler de vous, laissez-moi me présenter en quelques lignes.

Journaliste de formation et de coeur, je suis tombé dans la marmite politique très jeune. Après quelques années passées comme collaborateur parlementaire de José Daras, je deviens à 25 ans secrétaire fédéral et porte-parole d’Ecolo, en 1986. Elu député en 1991, je redeviens responsable du parti en 1994 jusqu’en 1999. Ensuite élu sénateur puis nommé Ministre d’Etat. J'ai poussé la liste sénatoriale d’Ecolo en 2007.

Chargé de diverses missions pour Etopia et Ecolo, je m’occupe en particulier des relations avec le monde syndical et de l’animation d’un nouveau groupe de travail (Netpol) sur l’adaptation de la communication politique aux nouvelles possibilités créées par internet (interactivité,...).

- 1986-1991 : secrétaire fédéral et porte-parole d’Ecolo
- 1991-1994 : membre de la Chambre des représentants
- 1991-1994 : membre du Conseil régional wallon
- 1991-1994 : membre du Conseil de la Communauté française
- 1993-1994 : président du groupe Ecolo-Agalev (Chambre des représentants)
- 1994-1999 : secrétaire fédéral et porte-parole d’Ecolo
- 1994-1999 : conseiller communal (Liège) Depuis 1999 : vice-président de l’Institut Jules Destrée
- 1999-2003 : sénateur élu directement par le collège électoral français
- 2000-2003 : sénateur associé aux travaux du Conseil régional wallon.
- 2004-... : chargé de mission à Etopia
- 2007 : dernier candidat sur la liste Sénat d’Ecolo (élections du 10 juin)
- 2007-... : chargé des relations avec les syndicats pour Ecolo

2009 : pourquoi pas à nouveau pousser une liste ?


Au plaisir de vous lire sur ce blog !



Jacky Morael