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  <title>Jacky Morael</title>
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  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 05 Mar 2010 10:03:44 +0100</pubDate>
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    <title>Une loi liberticide votée hier au Sénat</title>
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    <pubDate>Fri, 22 Jan 2010 18:18:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une nouvelle loi contre notre liberté et notre vie privée
!&lt;/strong&gt;!!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Sénat a adopté hier (46 pour, 11 contre, 1 abstention) un projet de loi
du gouvernement sur les méthodes de recueil d’informations par les services
d’espionnage civils et militaires. La chambre ayant déjà voté ce texte,
celui-ci prendra force de loi dès sa parution au Moniteur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les verts ont en bloc voté contre, car sous prétexte de lutte contre le
terrorisme et malgré le fragile cache-sexe du contrôle des opérations par un
collège de trois magistrats, le gouvernement offre aux services de
renseignement des possibilités de plus en plus larges d’intrusion dans nos vies
privées et dans l’exercice de nos libertés constitutionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
Les méthodes explicitement autorisées vont de la surveillance du courrier postal et internet. D’après Le Soir en ligne «  la loi les habilite désormais à recourir à des méthodes « spécifiques » (observation de lieux privés inaccessibles au public, inspection d’objets fermés dans des lieux publics, identification de l’expéditeur et destinataire d’un courrier, identification d’abonné et usager de moyens de communication électroniques) et des méthodes dites « exceptionnelles » (intrusion dans le domicile ou bureau d’un avocat, médecin ou journaliste et inspection d’objets fermés s’y trouvant, usage de faux noms et fausse sociétés, ouverture de courrier, écoutes, intrusion dans un système informatique). »
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Les motifs justifiant une investigation sont des plus flous par exemple
l’« anarchisme », le « nationalisme », être « mentalement
préparé à commettre un attentat », etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les militants politiques, syndicaux et associatifs et tout simplement tous
les citoyens actifs ont donc bien du souci à se faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin Franklin a écrit un jour : « Une société prête à
sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni
l’autre et finit par perdre les deux. ». Georges Orwel n’a rien dit d’autre
dans son livre « 1984 ». Voir l’excellente intervention de notre sénateur,
Benoît Hellings, sur www.youtube.com/watch?v=Y0ZoWcD6eM0&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bonne chance, Sarah !</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/10/24/Bonne-chance%2C-Sarah-%21</link>
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    <pubDate>Sat, 24 Oct 2009 14:17:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/SarahTurine.jpg&quot; alt=&quot;SarahTurine.jpg&quot; title=&quot;SarahTurine.jpg, oct. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier, soir, lors du Conseil de fédération, Jean-Michel Javaux, conformément
à la procédure prévue par les statuts, a proposé la candidature de Sarah Turine
pour prendre le relais d'Isabelle Durant (élue au Parlement européen) au poste
de co-présidente d'Ecolo. Du haut des ses 35 ans, Sarah dispose d'atouts
étonnants. Historienne et Islamologue, elle a accompli plusieurs missions de
coopération au Moyen-Orient, en Afrique et dans les pays de l'Est. Multilingue,
elle parle l'anglais, le néérlandais et l'arabe. Ele est aussi musicienne à ses
heures. Au rayon politique, ele n'est pas en manque d'expérience non plus:
secrétaire générale de la régionale de Bruxelles; chef de groupe au Conseil
communal de Molenbeek et élue en juin dernier aux Parlements bruxellois et de
la Communauté française. La procédure normale va se poursuivre. Sarah et
Jean-Mi vont faire le tour des régionales d'Ecolo pour présenter leur programme
et leur vision du travail à venir et, ensuite, le 20 novembre, le Conseil de
fédé se prononcera sur la candidature de Sarah. Quand on observe les
péripéties, l'opacité et les coups tordus autour des présidences du MR et du
CDH, on ne peut que se réjouir que le fonctionnement d'Ecolo se déroule dans la
transparence et la sérénité (ce qui n'empêche pas le débat contradictoire).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si vous voulez faire plus ample connaissance avec Sarah, consultez son
blog&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://sarah.turine.be&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ou allez lire sa contribution au dernier numéro de la revue d'Etopia, sur
les dix principes qui doivent désormais guider l'action des décideurs
politiques&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://www.etopia.be/IMG/pdf/r6_turine.pdf&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>SPAM Afrique</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/09/27/SPAM-Afrique</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Sep 2009 13:02:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Je suis victime d'un SPAM envoyé à mes adresses mail, prétendant que je suis
en Afrique, victime d'un vol et dans l'incapacité de rentrer. Il n'en n'est
rien. Je suis à Liège et en bonne santé. Ceci dit,si tous les destinataires de
ce SPAM voulaient m'envoyer les mille euros qu'on m'aurait &amp;quot;volé&amp;quot;, je suis
preneur. Bon dimanche. ;o))&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Bon vent et merci, Carine !</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/09/12/Bon-vent-et-merci%2C-Carine-%21</link>
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    <pubDate>Sat, 12 Sep 2009 21:29:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/CarineRusso.jpg&quot; alt=&quot;CarineRusso.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CarineRusso.jpg, sept. 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Grand moment d'émotion hier soir au Conseil de Fédération. Carine Russo nous
avait fait parvenir une lettre annonçant sa décision de démissionner du Sénat,
où elle avait été cooptée en juin 2007.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La lecture de sa lettre s'est déroulée, devant de nombreux délégués et
mandataires, dans un silence empli de respect, de compréhension et
d'affection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carine, avec la sincérité qu'on lui connaît, nous a fait part de sa
déception devant la lourdeur du mandat, l'inertie et le formalisme des
institutions et de ses difficultés de santé. De sa volonté aussi de préserver
aussi sa vie familiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a insisté sur sa volonté constante et incontestable de toujours placer
l'utile avant le pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carine s'est investie avec force dans les dossiers qui lui tenaient à coeur,
comme le sort des sans-papiers et des détenus, tout en se tenant toujours à
l'écart des caméras et des micros. Alors qu'elle aurait pu aisément jouer sur
le corde people et médiatiser sans difficulté chacune de ses initiatives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a pratiqué un sens de la pudeur rare en politique. Certains diront
contre-performant, considérant que le &amp;quot;faire savoir&amp;quot; prime sur le
&amp;quot;savoir-faire&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Carine quitte son mandat parlementaire mais pas ses engagements profonds,
toujours aux côtés d'Ecolo, dans des groupes de réflexion et d'action sur les
questions des sans-papiers et de la réinsertion des détenus dans la
société.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu le privilège, depuis quelques années, d'être proche de Carine,
tantôt confident, tantôt conseiller et en garde une grande leçon de vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque je me suis exprimé au Conseil de Fédération, j'ai posé cette
question très simple: les simples citoyens sont-lis inaptes à l'exercice d'un
mandat parlementaire ou les parlements sont-ils inadaptés à leur donner une
place efficace et valorisante ? A méditer...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous mes voeux de bonheur à Carine, ainsi qu'à Gino et Grégory.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Sans-papiers : de plus en plus de lois liberticides, comme en France et en Italie</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/07/11/Sans-papiers-%3A-de-plus-en-plus-de-lois-liberticides-comme-en-France-et-en-Italie</link>
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    <pubDate>Sat, 11 Jul 2009 13:28:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/./.D%C3%A9liquants-Solidaires_m.jpg&quot; alt=&quot;Délinquants-Solidaires&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Délinquants-Solidaires, juil 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Partout en Europe, les gouvernements multiplient les mesures de chasse aux
sans papiers et de politique d'enfermement et de renvoi forcé y compris des
enfants non-accompagnés. Chez nous on attend toujours la circulaire promise
fixant les critères objectifs de régularisation et mettant fin à l'arbitraire
absolu de l'Office des étrangers.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;C'est pire en Italie et en France !&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ce qui se produit en Italie a toujours eu, bon gré mal gré, une influence
extraordinaire sur la société européenne toute entière, depuis la Renaissance
jusqu’au fascisme. Mais ces évènements n’ont pas toujours été connus à temps.
On trouve en ce moment, dans les quotidiens européens, une grande attention
concernant divers aspects de la crise qui touche notre pays. Nous considérons,
cependant, qu’il est du devoir de ceux qui vivent en Italie de rappeler à
l’attention de l’opinion publique européenne d’autres aspects restés dans
l’ombre. Il s’agit de certains aspects de la législation italienne qui, si rien
ne vient les empêcher, risquent de défigurer le visage de l’Europe et de faire
reculer la cause des droits humains dans le monde entier. Le gouvernement
Berlusconi, sous prétexte de sécurité, a imposé au Parlement, qu’il garde sous
contrôle, l’adoption de normes discriminatoires envers les immigrés, jamais
vues en Europe depuis l’époque des lois raciales. Le sujet passif de la
discrimination a été remplacé. Il ne s’agit plus des juifs mais de la
population des immigrés irréguliers, qui compte des centaines de milliers de
personnes. Mais les dispositifs prévus par les lois raciales, comme
l’interdiction des mariages mixtes, n’ont pas (été) changé(s). Par cette
interdiction, on empêche, en raison de leur nationalité, l’exercice d’un droit
fondamental tel que celui de se marier, sans distinction d’ethnie ou de
religion. Droit fondamental qui n’est pas supprimé seulement aux étrangers mais
également aux italiens eux-mêmes. Par une norme qui viole encore davantage la
dignité humaine on a, en outre, introduit l’interdiction pour des femmes
étrangères en situation d’irrégularité administrative, de reconnaître les
enfants qu’elles ont elle mêmes mis aux monde.. Ainsi par la force d’une telle
décision politique d’une majorité passagère, les enfants mis au monde par des
femmes étrangères irrégulières deviendront pour toute leur vie les enfants de
personne. Ils seront (soustraits) enlevés à leurs mères et placés dans les
mains de l’Etat. Même le fascisme n’était pas allé aussi loin. En effet les
lois raciales introduites par ce régime en 1938 ne privaient pas les mères
juives de leurs enfants, ni ne les obligeaient à avorter pour éviter la
confiscation de leurs enfants par l’Etat. Nous ne nous adresserions pas à
l’opinion publique européenne si la gravité de ces mesures n’était telle
qu’elle dépasse toute frontière nationale et ne demandait une réaction
responsable de toutes les personnes qui croient en une commune humanité.
L’Europe ne peut admettre qu’un de ses pays fondateurs ne rétrograde (redresse)
à des niveaux primitifs de cohabitation, en contradiction avec les lois
internationales, les principes de garantie et de civilisation juridique sur
lesquels se fonde la construction politique européenne elle-même. Il est de
l’intérêt et de l’honneur de nous tous européens que cela ne se produise pas.
L’opinion publique européenne doit prendre conscience de la pathologie qui
vient de l’Italie et se mobiliser pour empêcher qu’elle se propage en Europe. A
chacun de choisir les formes opportunes pour manifester et faire valoir son
opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premiers signataires : Andrea Camilleri, Antonio Tabucchi, Dacia
Maraini, Dario Fo, Franca Rame, Moni Ovadia, Maurizio Scaparro, Gianni
Amelio&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour signer :
http://temi.repubblica.it/micromega-online/camilleri-tabucchi-maraini-fo-rame-ovadia-scaparro-amelio-appello-contro-il-ritorno-delle-leggi-razziali-in-europa/
cliquez sur &amp;quot;FIRMA&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
http://temi.repubblica.it/micromega-appello/?action=vediappello&amp;amp;idappello=391094&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;En France, la création du délit de solidarité&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a fait voter par le Parlement
un sévère durcissement d'une loi promulguée par Daladier ... à la fin des
années trente. Une période qui ne sent pas très bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, la loi punit toute personne qui aurait, par aide directe ou
indirecte, facilité ou tenté de faciliter, l’entrée, la circulation ou le
séjour irréguliers d’un étranger en France (Article L622‐1 du Code d’Entrée et
de Séjour des Etrangers). Aucune distinction n’existe entre des réseaux de
passeurs qui prospèrent sur la détresse humaine et les associations, ainsi que
les personnes qui agissent par solidarité et pour le respect des droits
fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, par exemple, des bénévoles des restos du coeur ont étés arrêtés et
mis en garde à vue pour avoir hébergé des sans papiers, leur avoir fourni de la
nourriture ou des vêtements. Où tout simplement pour leur avoir rechargé leur
GSM !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces actes de déliquance solidaire sont punissables de peines de prisons
allant jusqu'à 5ans (!) et d'importantes amendes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le Gouvernement a largement communiqué sur les objectifs de reconduites à
la frontière, les chiffres concernant les interpellations d’aidants sont restés
quant à eux dans l’ombre des annexes aux Projets de lois de finances. Pourtant
ils existent : ils sont de 5000 pour 2009 et 5 500 pour 2011.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des dizaines d'associations se sont mobilisées et réunies dans un collectif
qui a lance une pétition nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://delinquants-solidaires.org/&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, avant que cette puanteur nous contamine, SIGNEZ ET FAITES
CIRCULER !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/07/11/Sans-papiers-%3A-de-plus-en-plus-de-lois-liberticides-comme-en-France-et-en-Italie#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Négociations Olivier; carte blanche à Charles Bricman. C'est du solide !</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/07/07/Negociations-Olivier-carte-blanche-a-Charles-Bricman-C-est-du-soide</link>
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    <pubDate>Tue, 07 Jul 2009 21:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/Bricman.jpg&quot; alt=&quot;Bricman&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Bricman, juil 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hier soir, a donc eu lieu à Namur un Conseil de Fédération pour entendre les
rapports de négociateurs de première ligne quant aux discussions toujours en
cours en vue de la formation de majorités &amp;quot;Olivier&amp;quot; en régions wallonne,
bruxelloise et en Communauté française. Grosse affluence de délégués, ambiance
studieuse et sereine, beaucoup d'humour et énormément de questions encore en
attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme délégué coopté, je suis tenu à un élémentaire devoir de
confidentialité. Mais cela ne surprendra personne si je vous révèle qu'il a
beaucoup été question de gouvernance, de réorientation économique, du 6ème
pilier du plan Marshall.2.vert, de l'alliance emploi-écologie, de politique
d'isolation des bâtiments, de mobilité ou d'enseignement. Sans compter sur les
énormes inquiétudes budgétaires, liées pour partie à la crise financière, mais
aussi à la politique de débudgétisation de &amp;quot;Papa&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur pas mal de ces sujets, nombre d'avancées ont été engrangées, mais
restent à confirmer selon le célèbre adage &amp;quot;il n'y a d'accord sur rien tant
qu'il n'y a pas d'accord sur tout&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, plutôt que d'ouvrir ma grande gueule sur ce blog, j'ai choisi de
mettre à la question un fin observateur de notre politique belgo-belge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Bricman a été longtemps journaliste professionnel, du genre plutôt
incisif et connaisseur de ses dossiers. Il est désormais journaliste
indépendant et chroniqueur pour Le Soir. Et conseiller en communication. Et
bloggeur de surcroît. J'ai eu l'occasion de me frotter à lui en mes jeunes
années et ce n'était pas de la tarte. A son tour d'être sur le grill.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonjour, Charles. Tout d'abord ta première impression sur les négociations
en cours ? Te semblent-elles en accord avec les votes du 7 juin ou plutôt
le résultat d'un pragmatisme ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pense pas qu'il puisse y avoir quoi que ce soit à redire à la
constitution d'une majorité, dès lors qu'il s'agit bien d'une... majorité! Tout
le reste est une question d'opportunité, que chacun appréciera en fonction de
sa sensibilité. J'observe simplement qu'après le 7 juin, le &amp;quot;couple&amp;quot; Ecolo-CDH
était maître du jeu, parce qu'il a agi en couple, et qu'il a choisi le PS
plutôt que le MR. Comme l'autre hypothèse, c'est un choix qui a ses avantages
et ses inconvénients, je ne pense pas qu'il y ait de jugement moral à poser
là-dessus. On aime ou ou n'aime pas, c'est tout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crois-tu en la bonne foi des interlocuteurs PS et CDH sur la nécessité, non
pas d'une relance, mais d'une réorientation fondamentale de
l'économie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ouh lààà! La bonne foi... Je n'en sais rien, moi! On ne peut nier que la
sensibilité &amp;quot;verte&amp;quot;, s'il faut l'appeler comme ça, gagne du terrain dans tous
les azimuts. Mais il est infiniment probable que toutes les &amp;quot;conversions&amp;quot; ne
sont pas aussi sincères les unes que les autres! C'est toujours un peu comme
ça. On jugera aux actes. Et surtout aux résultats...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment peut-on comprendre que sur les questions d'éthique et de bonne
gouvernance (conflits d'intérêts, cumuls), le CDH se montre plus conservateur
encore que le PS ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais le CDH a toujours été un parti conservateur! C'est un constat, pas un
jugement de valeur. Et puis c'est avant tout un parti de municipalistes. Il
défend son bifteck!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par dépit, Didier Reynders ne risque-t-il pas de s'associer à la nouvelle
stratégie flamande consistant à &amp;quot;assècher&amp;quot; les finances francophones, de
manière à les amener en quémandeurs à une future négociation
communautaire ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crains que Didier Reynders ait accumulé les mauvais choix depuis la
victoire électorale du MR, en juin 2007. Il évolue au coup par coup, sans
réelle vision à long terme, sans autre objectif détectable chez lui que la
prochaine échéance électorale. Mais il serait à mon avis très excessif de voir
en lui une sorte de &amp;quot;traître&amp;quot; ou de &amp;quot;revanchard&amp;quot; jamaïcain... Je crois d'autre
part que les &amp;quot;finances francophones&amp;quot; s'assèchent bien toutes seules, elles
n'ont pas besoin d'un quelconque machiavélisme flamand pour ça, ni d'une
cinquième colonne dans la place! Mais ce qui est sûr, c'est que le temps est,
en termes relatifs, l'allié de la Flandre. Je dis &amp;quot;en termes relatifs&amp;quot; car les
Flamands sont également confrontés à une situation d'urgence. Nous sommes tous
dans une situation d'urgence et c'est en cela qu'à mes yeux, la stratégie
francophone d'obstruction à toute réforme sérieuse de l'Etat était suicidaire
et assassine depuis l'origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, les Flamands étaient fortement demandeurs. Ca n'a pas marché.
Maintenant, ils changent de tactique en pariant sur une détérioration plus
rapide de la situation francophone, en se disant que nous serons moribonds
quand ils ne seront encore &amp;quot;que&amp;quot; plus ou moins gravement malades. Cela va
inévitablement changer le rapport de forces, mais ça, ce ne sera pas la faute
du seul Reynders. Ce sera celle de tous les francophones, collectivement, dans
le stupide front du refus qu'ils ont opposé depuis 2007 à toute avancée
institutionnelle sérieuse. On va le payer, c'est malheureusement sûr, je
pense...&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
   
Le succès de la NVA ne renforce-t-il pas ce scénario ?
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Oui, mais ce n'était pas son choix initial. Moi, je n'ai évidemment guère
d'affinités avec la NVA. Pas parce que c'est un parti flamand mais parce que
c'est un parti nationaliste. Et parce qu'il est quasiment séparatiste, ce que
je considère comme une option stupide et dommageable pour tout le monde,
Flamands comme francophones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La NVA joue maintenant la &amp;quot;doctrine Maddens&amp;quot;. Ce n'est pas une bonne
nouvelle car les tensions vont persister et la situation des francophones se
détériorer. Et c'est dommage parce que De Wever est très loin d'être un
imbécile, c'est un rude morceau mais, je vais peut-être te surprendre, je le
vois beaucoup plus comme un Flamand radical que comme un anti-francophone - il
y en a évidemment dans son parti. Il faut donc dialoguer avec lui,
psychologiquement, il a la clé entre les mains. On n'en sortira que par une
remise à plat de tout le contentieux et par une réflexion fondamentale sur les
fondements de l'Etat belge: que voulons-nous faire ensemble? Si la réponse est:
&amp;quot;rien&amp;quot;, ce que je ne crois pas, il vaudra mieux se séparer - ce qui ne sera pas
de la tarte!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais si nous avons encore un avenir partiellement commun dans la Maison
Belgique, il faudra savoir ce que l'on veut. Et d'abord poser les armes, de
part et d'autre, pour commencer à discuter vraiment, sans tabous, avec des
arguments rationnels. C'est possible si nous acceptons enfin l'idée que le
linguistique, c'est fini, que nous menons là un combat d'arrière-garde, comme
ces &amp;quot;combattants perdus du Pacifique&amp;quot; qui erraient dans la jungle des années
après la capitulation du Japon. Ce serait un beau chantier pour les Verts,
tiens! Pourquoi Ecolo et Groen! n'osent-ils pas une initiative commune en ce
domaine? Intellectuellement, idéologiquement vous en êtes capables. Mais vous
avez toujours peur, les uns et les autres, de trop vous démarquer dans vos
communautés respectives. C'est bien dommage...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2011: élections fédérales (voire plus tôt). 2012 : élections
communales. Le bordel inévitable ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ah non! Tu vas pas commencer toi aussi la prochaine campagne électorale,
quand même? On sort d'en prendre! Et là j'ajoute un ;-) ...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moi, je répète ma conviction: on va inévitablement vers un foutoir pas
possible s'il n'y a pas, le plus vite possible, un noyau d'hommes et de femmes
qui font le choix du courage politique. Un peu comme Schiltz, dans les années
70, quand il a envoyé à Claes, dans les travées du parlement, un petit billet
(&amp;quot;een kattebelletje&amp;quot;, comme l'a écrit Hugo De Ridder) pour lui proposer de
discuter le bout de gras. Et ça a débouché sur le pacte d'Egmont. Qui n'a pas
réussi, qui était peut-être bancal, mais qui était une vraie tentative de
sortir d'épaisseur. C'est ça qu'on vous demande à vous, les politiques: vous
devez oser, prendre des risques. C'est votre honneur et votre dignité. Et on
vous en saura gré, même si vous échouez.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le blog de Charles : http://blog.pickme.be/&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/07/07/Negociations-Olivier-carte-blanche-a-Charles-Bricman-C-est-du-soide#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Merci !</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/06/17/Merci</link>
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    <pubDate>Wed, 17 Jun 2009 18:05:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/./.olive_2__m.jpg&quot; alt=&quot;Olivier&quot; title=&quot;Olivier, juin 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Ecolo en congrès socio-économique - trois vidéos</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/05/18/Ecolo-en-congres-socio-economique-trois-videos</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:0959f8c875db8ae8033d3c666171b516</guid>
    <pubDate>Mon, 18 May 2009 18:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/LogoCampagne1626-140x100.jpg&quot; alt=&quot;LogoCampagne1626-140x100.jpg&quot; title=&quot;LogoCampagne1626-140x100.jpg, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecolo organisait samedi dernier un congrès ouvert aux acteurs économiques et
syndicaux. Ce fut un succès incontestable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons mis en ligne, sur you tube, les trois vidéos réalisées par
Laurent Tixhon, et projetées lors du congrès au val Saint Lambert.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois messages forts et complémentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vous pouvez diffuser les liens, les blogger sur le site de la régionale,
facebook, …. , …. Etc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vidéo J-F Fauconnier : http://www.youtube.com/watch?v=RpKOM_cWulM ( son
pas terrible) Vidéo Veronica Cremasco :
http://www.youtube.com/watch?v=GYhnWmIentQ Vidéo Monika Dethier :
http://www.youtube.com/watch?v=rjYMi4EaT40&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne campagne !!!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec tous nos remerciements à Benoit Dive, notre pote irremplaçable du
Service animation-actions .&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Chat avec les candidat(e)s Ecolo</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/05/12/Chat-avec-les-candidates-Ecolo</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:b71541ec7221403b056dd32ec1303e53</guid>
    <pubDate>Tue, 12 May 2009 16:19:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/chat.jpg&quot; alt=&quot;chatroom&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;chatroom, oct 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Invitez-vous dans le débat politique ! Chattez avec les candidat(e)s
Ecolos en direct&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Afin d’offrir un espace de dialogue supplémentaire entre les candidats et
les citoyens, Ecolo organise un « chat électoral», tous les mercredis
midis jusqu’au 7 juin. Les candidats Ecolo de chaque région vous donnent donc
rendez-vous pour une séance de « chat » sur le site d’Ecolo. Chaque
région sera ainsi représentée par deux candidats qui chatteront pendant une
heure sur le site www.ecolo.be. Vous avez des questions sur notre programme,
nos candidats ? Connectez-vous, Isabelle Durant, Evelyne Huytebroeck,
Bernard Wesphael, Emily Hoyos, Emmanuel Di Sabato, Marianne Saenen, Isabelle
Meeraeghe, et d’autres candidats vous répondront en direct et sans détour
durant tout le mois de mai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUOI ? QUAND ? LIEU ? « Chat » avec les candidats
Ecolo Chaque mercredi de 11h à 14h www.ecolo.be&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le planning de ce mercredi 13 mai&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;QUI QUAND&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bernard Wesphael et Veronica Cremasco Liège Mercredi 13 mai :
11h-12h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emily Hoyos et Eric Van Poelvoorde Namur Mercredi 13 mai : 12h-13h&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Dubru-Wollseifen et Nicolas Parent Huy Waremme Mercredi 13
mai : 13h-14h&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Les réponses aux auditeurs-internautes de Matin Première sur la RTBF</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/05/09/Les-reponses-aux-auditeurs-internautes-de-Matin-Premiere-sur-la-RTBF</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:ba71c1ec44eb3d6748c61c07080cefbf</guid>
    <pubDate>Sat, 09 May 2009 16:52:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/morael.matinpremiere.jpg&quot; alt=&quot;morael.matinpremière&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;morael.matinpremière, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jeudi dernier, j'avais le plaisir d'être, par Bertrand Henne, l'invité du
matin sur la Première RTBF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux auditeurs ont laissé sur le site de la radio de nombreuses
questions que l'animateur n'a pas eu le temps de me poser (c'est fou comme ça
file vite !) et auxquelles je n'ai donc pas répondu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donc consacré mon après-midi d'hier à répondre du mieux possible à ces
questions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les questions et mes réponses sont consultables sur le blog de la première à
l'adresse&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
http://www.rtbf.be/info/belgique/politique/jacky-morael-est-linvite-de-matin-premiere-105643&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bonne lecture et commentaires bienvenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacky&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/05/09/Les-reponses-aux-auditeurs-internautes-de-Matin-Premiere-sur-la-RTBF#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Il est temps de passer dans le vert</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/05/06/Il-est-temps-de-passer-dans-le-vert</link>
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    <pubDate>Wed, 06 May 2009 09:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/./.Jacky_m.jpg&quot; alt=&quot;Jacky.JPG&quot; title=&quot;Jacky.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/./.Morael_m.jpg&quot; alt=&quot;Morael.JPG&quot; title=&quot;Morael.JPG, mai 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Le CNCD dénonce l'obstruction de la Belgique au FMI</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/04/29/Le-CNCD-denonce-l-obtruction-de-la-Belgique-au-FMI</link>
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    <pubDate>Wed, 29 Apr 2009 23:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/CNCD/CNCD.bmp&quot; alt=&quot;CNCD&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CNCD, avr 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;!!Réformes et actions au FMI : les papys belges font de la
résistance&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une interview d'Arnaud Zacharie et le communiqué du CNCD qui dénonce
l'obstruction belge au FMI sur deux points importants : la vente d'une
partie de ses stocks d'or pour venir en aide aux pays les plus pauvres et la
révision de la pondération des voix dans cette instance. C'est sans doute ça le
libéralisme social...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Arnaud, après les maigres décisions du G20 et juste après le vote
des recommandations de la commission mixte Chambre-Sénat sur la régulation des
marchés bancaires et financiers, le CNCD vient de publier un communiqué au
vitriol sur la position belge à l'AG du FMI. Que s'est-il passé exactement
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une part, la Belgique s’est prononcée en faveur d’un statu quo en matière
de démocratisation du FMI, par la voix de son ministre des Finances Didier
Reynders, estimant auprès de l’agence Reuters que « la représentation
actuelle est attractive ». De fait, la Belgique possède actuellement autant de
poids que la Chine et plus que l'Inde au sein du FMI. Pourtant, une réforme
profonde des quotes-parts du FMI n’est pas seulement une nécessité
démocratique, c’est également une condition de l’efficacité du FMI en matière
de supervision. Comme le suggère notamment Hector Torres, administrateur
suppléant de l’Argentine au FMI, si l’appréciation par le Fonds des risques
accumulés aux Etats-Unis a été si « lamentable », c’est parce que la
« distribution des pouvoirs » en son sein peut le pousser à « se
cacher les yeux face aux vulnérabilités économiques de ses membres les plus
influents − précisément ceux dont les politiques nationales ont les plus fortes
implications systémiques ». Or le FMI est chargé par le G20 de collaborer avec
le Forum de stabilité financière pour « signaler les risques
macroéconomiques et financiers et indiquer les actions pouvant les contrer ».
D'autre part, la Belgique s’est révélée le principal Etat membre en défaveur de
la décision du G20 de Londres d’allouer 6 milliards de dollars issus de la
vente d’or du FMI aux pays les plus pauvres touchés par la crise. Le directeur
exécutif belge, Willy Kiekens, s’est en effet inquiété de la « protection
du capital de base du FMI ». Alors que cette décision du G20 était une des
rares censée bénéficier aux pays les plus pauvres, on peut s’inquiéter de
l’impact d’une telle position dans ces pays frappés de « chocs externes
».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quels sont les autres pays à avoir fait de l'obstruction
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pays scandinaves auraient soutenu la position belge concernant la vente
d'or du FMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Belgique semble ainsi s'être opposée, par la voix de Didier
Reynders à toute réforme de la pondération des voix au FMI (où la Belgique pèse
autant que la Chine !). Un système né lors de sa création après la seconde
guerre mondiale. Est-ce encore tenable&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est plus tenable, pour les raisons expliquées ci-dessus, mais aussi du
fait que la crise financière actuelle provient des déséquilibres financiers
internationaux, qui sont eux-mêmes le fruit des excédents énormes accumulés par
les pays émergents (à commencer par la Chine) et des déficits aussi
gigazntesques accumulés par les pays industrialisés (à commencer par les
Etats-Unis). Il faut donc mettre les pays émergents autour de la table, car
contrairement à la crise des années 1930 à laquelle la création du FMI et les
accords de Bretton Woods (1944) étaient censés répondre, les pays émergents
font aujourd'hui partie du problème et de la solution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le blocage au FMI ne risque-t-il pas de faire des pays les plus
pauvres une nouvelle fois les dindons de la farce et les &amp;quot;victimes
collatérales&amp;quot; de la relance économique monopolisée par les pays industralisés
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est évident : les pays pauvres sont victimes d'une crise dont ils ne
sont pas responsables, puisqu'elle provient des Etats-Unis. Mais contrairement
aux pays industrialisés, ils n'ont pas les moyens de financer des plans de
relance. Ils sont du coup doublement victimes. A cela s'ajoute le fait que les
déficits creusés par les plans de relance au Nord risque de peser sur les
budgets d'aide au développement, ce qui rendrait les pays en développement
triplement victimes de cette crise...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le FMI a perdu beaucoup de son influence. Une réforme est-elle
possible et, si oui dans quel sens ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut démocratiser réellement l'institution, pour qu'elle donne la place
qu'ils méritent aux pays en développement. Il faut en finir avec ces
conditionnalités macroéconomiques qui ont fait tant de mal aux populations dans
les pays sous ajustement structurel : comment par exemple justifier la
situation actuelle où des pays en crise doivent, en échange des prêts du FMI,
mener des politiques &amp;quot;pro-cycliques&amp;quot; (hausse des taux d'intérêt, plans
d'austérité, etc.), alors que les pays industrialisés qui dirigent le FMI font
exactement l'inverse, c'est-à-dire opérer des plans de relance et des baisses
de taux d'intérêt &amp;quot;contra-cycliques&amp;quot;, comme le prônait Keynes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici le communiqué du CNCD :&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;La Belgique a fait de la résistance à l’assemblée de printemps du
FMI&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le G20 de Londres a décidé, le 2 avril 2009, de tripler les moyens du FMI
pour lui permettre de répondre à la crise. Il a également décidé de
démocratiser l’institution (qui fonctionne selon la règle censitaire d’un
dollar, une voix), de vendre une partie de son stock d’or (dont une part est
destinée au financement des pays les plus pauvres) et d’émettre des droits de
tirages spéciaux (la « monnaie » du FMI).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces décisions s’expliquent par le fait que, alors que la crise mondiale
nécessite de nouvelles liquidités, les moyens financiers du FMI se sont réduits
comme peau de chagrin ces dernières années. Pourquoi ? Parce que le FMI se
finance essentiellement par les rendements de ses prêts. Or, l’impopularité
grandissante des conditions liées à ces prêts dans les pays en développement a
incité ces derniers à rembourser de manière anticipée ce qu’ils devaient au
FMI, en vue de s’affranchir de ses potions macroéconomiques. Du coup, l’encours
des crédits du FMI s’est effondré de 103 à 16 milliards de dollars entre mars
2003 et mars 2008. Au printemps 2008, le FMI était contraint de se séparer de
380 de ses 2.634 employés et prenait la décision, confirmée à Londres, de
vendre une partie de son stock d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant à la démocratisation du FMI, elle devient nécessaire du fait que les
pays émergents, qui possèdent d’importantes réserves de devises, revendiquent
une place digne de leur statut actuel dans une institution dont les droits de
vote reflètent les rapports de force qui existaient au moment de sa création en
1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce week-end s’est tenue l’assemblée de printemps du FMI, où devaient être
confirmées les décisions du G20. Mais d’importants freins ont été constatés
dans le chef de plusieurs Etats membres, à commencer par la Belgique. En effet,
cette dernière s’est prononcée en faveur d’un statu quo, par la voix de son
Ministre des Finances Didier Reynders, estimant auprès de l’agence Reuters que
« la représentation actuelle est attractive ». De fait, la Belgique
possède actuellement autant de poids que la Chine au sein du FMI. Pourtant, une
réforme profonde des quotes-parts du FMI n’est pas seulement une nécessité
démocratique, c’est également une condition de l’efficacité du FMI en matière
de supervision. Comme le suggère notamment Hector Torres, administrateur
suppléant de l’Argentine au FMI, si l’appréciation par le Fonds des risques
accumulés aux Etats-Unis a été si « lamentable », c’est parce que la
« distribution des pouvoirs » en son sein peut le pousser à « se
cacher les yeux face aux vulnérabilités économiques de ses membres les plus
influents − précisément ceux dont les politiques nationales ont les plus fortes
implications systémiques ». Or, le FMI est chargé par le G20 de collaborer avec
le Forum de stabilité financière pour « signaler les risques
macroéconomiques et financiers et indiquer les actions pouvant les contrer
».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, la Belgique s’est révélée le principal Etat membre en défaveur
de la décision du G20 de Londres d’allouer 6 milliards de dollars issus de la
vente d’or du FMI aux pays les plus pauvres touchés par la crise. Le Directeur
exécutif belge, Willy Kiekens, s’est en effet inquiété de la « protection
du capital de base du FMI ». Alors que cette décision du G20 était une des
rares censée bénéficier aux pays les plus pauvres, on peut s’inquiéter de
l’impact d’une telle position dans ces pays frappés de « chocs externes
».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le CNCD-11.11.11 s’inquiète de ces positions défendues par la Belgique
contre l’intérêt des pays les plus pauvres et la démocratisation du FMI. Le
CNCD-11.11.11 rappelle ses exigences au gouvernement belge en matière de
réforme des institutions financières internationales et de soutien aux pays
pauvres frappés de plein fouet par une crise dont ils ne sont pas
responsables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour plus d'infos : www.cncd.be&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/04/29/Le-CNCD-denonce-l-obtruction-de-la-Belgique-au-FMI#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Financer la conversion verte</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/04/17/Financer-la-conversion-verte</link>
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    <pubDate>Fri, 17 Apr 2009 17:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/FricFraude.jpg&quot; alt=&quot;FricFraude.jpg&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;FricFraude.jpg, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment où plusieurs sondages semblent prévoir un désintérêt massif des
citoyens pour le scrutin européen, il me semble opportun de rappeler
l'importance vitale d'une action coordonnée de l'union et l'inefficacité devant
la crise économique, écologique et financière de toute tentative d'action
isolée des 27 pays membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Justement, trois de mes potes députés européens ( le belge Pierre Jonckheer,
le français Alain Lipietz et le luxembougeois Claude Turmès) viennent de
publier hier une tribune dans le quotidien La Tribune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En voici le texte, que je trouve excellent de lucidité.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;Financer la conversion verte&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;''Cela ne redémarre pas. La &amp;quot;relance&amp;quot; bancaire a échoué. La crise financière
revient en boomerang sur l'économie réelle. Que faire ? En fait, cette
crise est partie du &amp;quot;réel&amp;quot;. Les salariés pauvres américains, asphyxiés par la
montée vertigineuse des prix alimentaires et de l'énergie, n'ont pu rembourser
les prêts &amp;quot;subprimes&amp;quot;. Leur déroute a mis en faillite toute
l'&amp;quot;économie-casino&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis deux ans, les banques centrales refinancent par centaine de milliards
les titres de plus en plus &amp;quot;toxiques&amp;quot;. Mais cet argent ne sert qu'à retenir les
banques au bord du gouffre. Les prêts à l'économie réelle se font de plus en
plus difficiles. C'est pourquoi le président Obama aurait souhaité du G20 un
effort budgétaire mondial ciblé sur la reconversion vers le développement
soutenable. Car il ne servirait à rien de &amp;quot;relancer&amp;quot; le modèle en crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l'Europe ? Elle est impuissante à faire plus qu'une vague
coordination de vingt-sept plans nationaux. Ici éclate la faiblesse
structurelle de l'Union, confédération régie par le traité de Nice. Le budget
communautaire pèse 1% du produit brut européen. Le plan spécifiquement européen
décidé en décembre se limite à... 5 milliards d'euros ! Une misère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, l'Union européenne dispose d'un levier financier puissant, capable
d'irriguer directement une reconversion ciblée, écologiste, de l'appareil
productif : transports en commun, isolation des logements, production
d'énergies renouvelables (éolienne, hydraulique, solaire...), petites
entreprises éco- innovantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bras financier, c'est la Banque européenne d'investissement (BEI),
totalement immune de la crise financière, pesant déjà deux fois et demie la
Banque mondiale. Dès lors, une nouvelle combinaison de l'action de la Banque
centrale européenne et de la BEI peut formidablement démultiplier,
immédiatement, sans attendre les &amp;quot;Etats-Unis d'Europe&amp;quot;, ces 5 pauvres milliards
d'euros.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le problème de la conversion écologiste de nos économies est en effet que
ses acteurs sont d'une part des collectifs (collectivités territoriales qui
investiront dans les réseaux de transports en commun, sociétés HLM ou
associations de copropriétaires en charge d'isoler et &amp;quot;solariser&amp;quot; les
immeubles), et d'autre part des petites entreprises écotechnologiques
innovantes ne disposant pas du &amp;quot;trésor de guerre&amp;quot; des multinationales. Ces
acteurs de la conversion ont besoin de crédits, et à taux zéro : quand on
investit pour la planète et les générations futures, on pose que le futur a
autant de valeur que le présent. Les projets existent, les plans sont là,
manque le financement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce financement, la BEI peut le fournir. Il suffit pour cela qu'elle prête
directement aux agents et qu'elle se refinance auprès de la Banque centrale
européenne. Celle-ci, qui s'est résignée à refinancer les titres toxiques des
banques et des Etats (de plus en plus endettés), ne pourra trouver que des
avantages à émettre de la monnaie en faveur d'une institution aussi solide que
la BEI. Et ce pour des projets ayant immédiatement un effet productif (donc non
inflationnistes) et qui, en réduisant la dépendance énergétique de l'Europe et
les risques climatiques, assure à terme un développement financièrement et
écologiquement soutenable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore la Banque centrale exigera- t-elle de la BEI des garanties plus
solides que ses actuels fonds propres, et ne pourra-t-elle prêter qu'à son taux
le plus bas. C'est ici que nous retrouvons nos 5 malheureux milliards. Qu'ils
abondent un fonds de garantie et de prise en charge des intérêts des prêts
&amp;quot;verts&amp;quot; de la BEI, sous contrôle parlementaire. C'est environ 200 milliards que
la BEI pourra prêter à taux zéro ! On change d'échelle. Et ce mécanisme
pourrait être encore élargi, notamment grâce à la mise aux enchères des quotas
d'émissions de gaz à effet de serre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi la multitude de projets qui n'attendent que le financement, les plus
rapides à mettre en œuvre sont les myriades de chantiers d'isolation des
logements et les centaines de milliers d'investissements décentralisés dans les
énergies renouvelables. Ils mettront au travail une quantité considérable
d'artisans et de petites entreprises. La vraie limite sera plutôt du côté de la
main-d'œuvre bien formée immédiatement disponible !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les effets sur la qualité de vie des plus démunis n'apparaîtront
qu'à terme, par les économies sur les charges locatives et le coût des
déplacements, sauf si l'on en profite pour lancer de grands plans de formation
professionnelle rémunérée, qui leur seraient destinés. Car c'est aujourd'hui
qu'ils sont frappés par la remontée du chômage qui vient s'ajouter à la
précarité qu'ils connaissent depuis un quart de siècle. Mais cela ne fait que
pointer la nécessité d'une Europe sociale, c'est-à-dire de la hausse coordonnée
des droits sociaux et des revenus minimaux à l'intérieur de l'Europe. Autre
chapitre tout aussi nécessaire qui n'exige pas, lui, de financements publics,
mais un partage de la richesse produite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, l'Europe, même en l'état, apporte un plus, et plus d'Europe apportera
encore plus. Alors, commençons tout de suite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pierre Jonkheer, Alain Lipietz et Claude Turmès''&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Philippe Lamberts : l'Europe a un énorme défi à relever</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/03/24/Philippe-Lamberts-%3A-l-Europe-a-un-enorme-defi-a-relever</link>
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    <pubDate>Tue, 24 Mar 2009 23:59:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/blowup-images/.Philippe_Lamberts__13__1__m.jpg&quot; alt=&quot;Philippe Lamberts in EGP Council Meeting Vienna 2007.&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Philippe Lamberts in EGP Council Meeting Vienna 2007., mar 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, je vous fais mes excuses pour le silence de ce blog depuis
quelques semaines. J'ai été victime de pannes répétées de ma connexion
internet. Dont une de plus de trois semaines !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reprends donc le fil, avec, cette fois, une interview de Phiippe
Lamberts, deuxième sur le liste européenne d'Ecolo, juste après Isabelle
Durant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philippe, tu n'es pas le plus connu sur la liste européenne d'Ecolo
et , pourtant tu occupes depuis des années un rôle important au sein du parti
vert européen. Peux-tu nous expliquer la nature de ces fonctions ainsi que
l'évolution de la coordination au sein de la mouvance verte en Europe
?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, c’est toi qui m’a le premier encouragé à m’engager au niveau des
Verts européens, puisque, secrétaire fédéral d’Ecolo, tu m’avais désigné comme
membre de notre délégation aux premiers congrès de ce qui s’appelait encore la
Fédération Européenne des Partis Verts, à Vienne en 1996 puis à Paris en 1999.
C’est cette année là que j’ai remplacé Olivier Deleuze – entretemps devenu
secrétaire d’Etat à l’énergie dans le gouvernement arc-en-ciel – comme
représentant d’Ecolo à la FEPV. En mai 2003, alors même que l’arc-en-ciel
vivait ses derniers jours, j’ai été élu membre du comité exécutif de la
Fédération, qui un an plus tard, à Rome, se transformait en Parti Vert
Européen. C’est en 2006 que j’ai été porté à sa tête, en compagnie d’Ulrike
Lunacek, une députée autrichienne qui actuellement mène dans son pays la liste
des Verts pour le Parlement Européen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces dix années passées au sein des Verts européens m’ont permis d’être à la
fois témoin et acteur de l’émergence des Verts comme force politique
européenne. A l’origine, la FEPV était d’abord un lieu qui devait permettre aux
verts – principalement d’Europe occidentale – de se rencontrer pour faire
connaissance. Au fil des ans, nous y avons consacré nos énergies à rapprocher
les points de vue, parfois très divers, de manière à ce que les écologistes
parlent aussi clair que possible d’une même voix. Je peux te dire que sur des
sujets comme les guerres dans les Balkans – faut-il intervenir ou non, quid de
notre choix pour la non-violence… - , c’était parfois du sport. Avec notre
transformation en PVE, il s’agit d’incarner non seulement un parler mais
surtout un agir commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Verts Européens non seulement partagent une vision commune – sur
l’environnement, sur la politique sociale, sur les migrations, sur l’économie,
sur l’avenir de l’Europe… – mais sont aujourd’hui la force politique qui agit
avec le plus de cohérence. Cela se voit bien sûr au Parlement Européen, mais
aussi dans ce que font les Verts dans les divers gouvernements nationaux,
régionaux ou locaux auxquels ils participent au travers du Vieux Continent.
Nous pouvons légitimement en être fiers et surtout en tirer argument face aux
autres familles politiques qui souvent agissent de manière contradictoire, d’un
pays à l’autre et d’un niveau de pouvoir à l’autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mouvance verte, comme tu l’appelles, est véritablement une force
politique avec laquelle il faut compter en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chute du Mur de Berlin a-t-elle eu des répercussions importantes
pour les verts du continent ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, avant même que le Mur ne tombe, les Verts européens avaient des
contacts étroits avec la société civile dans les pays du bloc soviétique. En
Allemagne bien sûr, mais aussi au sein des milieux dissidents de
Tchécoslovaquie, de Hongrie, … Dès 1991, le Green East-West Dialogue était
institué pour permettre un échange d’expériences entre partis déjà institués
depuis une dizaine d’années à l’ouest et ceux qui se formaient à l’est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut cependant reconnaître qu’à l’est, la course à l’économie de marché a
fait passer les préoccupations de développement durable et solidaire à
l’arrière plan et que les partis verts ont eu de sérieuses difficultés à s’y
implanter de manière solide. Il a fallu attendre 2006 pour que des Verts
rejoignent pour la première fois un gouvernement d’un pays anciennement
communiste, la Tchéquie. De même, ce n’est que récemment que nos amis allemands
réussissent à passer le seuil électoral de 5% dans les Länder de l’est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Verts d’Europe centrale et orientale sont-ils différents de ceux de
l’ouest ? Pas vraiment ; il n’est sans doute que sur les questions
économiques qu’on sent une plus grande réticence par rapport à une régulation
qui serait trop forte. Il faut bien admettre qu’au sortir d’une économie
dirigée pendant quatre décennies, ça peut se comprendre. Ceci dit, il s’agit
plus de différences d’accent que de substance : je veux souligner que
notre ligne politique économique a été adoptée à l’unanimité par le Conseil du
PVE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La crise boursière et financière a quelque peu relégué au second
plan la crise écologique. Pourtant ces deux crises me semblent avoir des liens
étroits. Qu'en penses-tu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entièrement d’accord avec toi. En fait, le modèle de développement
économique dont nous vivons – espérons-le – la fin, se base sur l’exploitation
sans bornes des ressources et des personnes en vue de la maximisation à court
terme d’un seul paramètre : le bénéfice pour l’actionnaire. Et ce dans un
contexte de régulation minimale sinon inexistante et d’information inégale des
acteurs, la fameuse (et inexistante) main invisible assurant la bonne marche de
l’ensemble. Dans la sphère financière comme dans le monde matériel, règle le
dogme « the sky is the limit », autrement dit qu’il n’y a pas de limites
ni de risques. Or, rien n’est moins vrai et ce sont ces limites et ces risques,
bien réels, qui en quelque sorte nous ont sauté à la figure, faisant trinquer
d’abord les plus faibles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais plutôt que me lancer dans une longue exégèse des causes de la crise,
qu’il serait trop long de développer ici, je pense que l’urgence est à la mise
en place de solutions, qui passent pour moi par une refondation de notre mode
développement sur des bases différentes : une économie mise au service du
développement humain, et pas l’inverse ; l’égalité des droits réels ;
une manière de vivre en harmonie avec les limites de notre planète et avec
l’exigence de justice sociale. Et c’est là que les solutions aux différentes
crises se rejoignent : la transformation verte de nos manières de produire
énergie et biens matériels, de nous loger, de nous déplacer, de nous alimenter,
… est un chantier à la fois immense et urgent. Et c’est aussi le seul qui ait
l’ampleur requise pour re-mobiliser et réorienter notre économie. Nous ne
sommes d’ailleurs pas seuls à le dire : le Programme des Nations Unies
pour l’environnement affirme qu’entre 20 et 30 millions d’emplois sont à créer
dans l’économie verte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s’agit donc que l’ensemble des acteurs – gouvernements, entreprises et
citoyens – se saisissent de leurs responsabilités respectives pour réussir à
relever un défi sans précédent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'élargissement de l'Europe sans approfondissement de ses
institutions et de ses processus de décision n'a-t-elle pas été une énorme
erreur ? La règle de l'unanimité en matières fiscales et sociales
n'est-elle pas un handicap terrible à la cohésion et à la convergence de
l'Union et à sa capacité d'influence sur la scène internationale ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n’y a pas de réponse simple à cette question. Il était – et reste - de la
responsabilité historique de l’Union Européenne d’offrir une perspective réelle
d’inclusion à tous les Etats du continent. Conditionner leur adhésion à un
approfondissement – de nature fédérale – de l’UE équivalait à la renvoyer à un
avenir à ce point éloigné que la promesse en devenait vaine. Quel tour aurait
alors pris le développement non seulement économique mais surtout politique de
ces Etats auxquels la porte de l’Union aurait été de facto close ? Même si
on ne peut dire que tous les nouveaux Etats-membres sont des modèles de
démocratie et de transparence, il n’en reste pas moins qu’ils sont engagés dans
un processus qui y mènera plus sûrement que ne l’aurait fait un maintien
durable hors de l’Union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, il est clair que la crise que nous vivons met à nu les limites du
modèle. La concurrence fiscale et sociale montre aujourd’hui ses effets :
des Etats-membres comme l’Irlande ou les pays Baltes qui la pratiquaient
agressivement subissent un retour de bâton violent. Plus grave, l’absence d’un
véritable gouvernement européen, doté de ressources fiscales propres, rend
extrêmement difficile l’adoption par l’Union Européenne des mesures
indispensables pour répondre à la poly-crise que nous vivons. Qu’il s’agisse de
régulation des marchés ou d’engager un plan d’investissement vert massif et
concerté, nous avons besoin d’instruments qui nous permettent d’agir
ensemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci dit, plus encore que les institutions ou les ressources fiscales, ce
qui manque en Europe c’est d’une volonté politique commune. Dans le domaine de
la politique extérieure ou de sécurité, les Etats-membres de l’Union ont
d’abord décidé d’agir ensemble avant de commencer à construire les instruments
communs. De la même manière la mise en route d’un Green New Deal européen exige
d’abord une volonté politique commune ; si elle existe,
« l’intendance suivra ». Plus que les institutions, c’est cette volonté
qui manque le plus : de Barroso à Brown en passant par Sarkozy, Merkel,
Berlusconi et les autres, tous agissent comme s’ils étaient convaincus que des
réponses nationales valent mieux qu’une réponse commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En attendant, les Etats-Unis d’Obama et la Chine avancent : selon une
analyse des plans de relance faite par la banque HSBC, les Européens ont prévu
d’investir 54 milliards d’€ dans des projets verts sur les deux années qui
viennent. Moitié moins que les Etats-Unis et cinq fois moins que la Chine et la
Corée du Sud réunies. Ce n’est pas ainsi que l’Europe se hissera à la pointe de
la révolution verte !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Europe a bon dos. Certains groupes parlementaires approuvent des
directives et, ensuite se plaignent de leur répercussions au niveau de leur
espace national. Peux-tu nous en donner des exemples ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela va beaucoup plus loin que cela : en réalité s’est constituée au
Parlement Européen une sorte de grande coalition entre les conservateurs (càd
le PPE, parmi lequel on retrouve le CdH et le CD&amp;amp;V mais aussi les amis de
Berlusconi) et les socialistes qui, avec le soutien des libéraux, ont mené la
politique de dérégulation et du tout à la concurrence et au marché, comme par
exemple pour la Poste. Ainsi par exemple sur les services économiques d’intérêt
général, les Verts se battent depuis des années pour une directive cadre, qui
en quelque sorte immunise ces services des règles de la concurrence du marché
intérieur. Là-dessus, nous avons été battus par une coalition des trois
familles politiques traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que les libéraux européens plaident pour le marché, rien que le marché, tout
au marché peut se concevoir. Il est par contre ahurissant que les principaux
leaders gouvernementaux socialistes – Zapatero et Brown en tête – affichent
sans hésitation leur soutien à la reconduction de l’équipe en place à la
Commission, Barroso en tête, celle-là même qui a accéléré la dérégulation en
Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'élection de Barack Obama à la Présidence des USA aura-t-elle des
conséquences positives sur les relations entre&amp;quot; l'ancien et le nouveau monde&amp;quot;
et sur les relations diplomatiques, écologiques et économiques à l'échelle
planétaire ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je crois en tous cas que les premières mesures prises par l’administration
Obama indiquent un changement de cap assez radical. Dans son discours de
victoire, il pointait les quatre défis auquels les Etats-Unis sont
confrontés : deux guerres, une crise économique et financière et la crise
climatique. Cette dernière sera au cœur de ses premiers entretiens avec l’UE à
Prague, en avril. Jamais on n’aurait pu attendre cela de l’administration Bush,
qui en était encore à nier la réalité du changement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est frappant de voir que les éléments principaux des deux premiers plans
de relance sont, outre le sauvetage du secteur bancaire, l’éducation, la
protection sociale et la lutte contre le changement climatique. Si les finances
publiques des USA sont dans un triste état - déficit budgétaire de 10% du PIB
et une dette publique de 11.000 milliards de dollars – l’administration Obama
semble au moins avoir un sens des priorités plus conforme aux besoins réels que
les leaders européens du moment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De même, la manière dont Obama aborde les conflits en cours, notamment ou
Moyen Orient, me semble à la fois plus réaliste et plus équilibrée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L’Europe se trouve donc confrontée à un défi de plus. L’administration Bush
était finalement un repoussoir confortable, qui faisait apparaître l’Europe
comme un havre de raison et une pionnière de la lutte contre le changement
climatique. Aujourd’hui, nous voici mis au pied du mur : si l’Europe veut
peser sur la réponse aux défis écologiques, économiques et sociaux auquel le
monde est confronté, elle va devoir se hisser au même niveau d’ambition que son
partenaire américain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quel devra être le rôle primordial du Groupe des Verts dans le
prochain Parlement européen ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A nouveau peser plus fort que notre poids numérique ne le laisse
penser !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus qu’un aiguillon, nous devrons être le catalyseur de majorités de
changement au sein du Parlement. Nous sentons bien que le ciment de la pensée
unique est en train de se fissurer, dans toutes les familles politiques (sauf
peut-être chez les libéraux, mais leurs électeurs, eux, se posent des
questions…).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Même si les gouvernements des Etats-membres font encore preuve d’une
redoutable myopie, le Parlement peut utiliser tous ses moyens pour impulser des
politiques qui mettent en route le Green New Deal en Europe, et c’est à cela
que nous nous consacrerons ! N’oublions pas que le budget de l’UE doit
être approuvé par le Parlement et qu’il couvre des réalités aussi diverses que
les fonds structurels, la politique agricole commune, des programmes de
recherche, … Le paquet climat-énergie, insuffisant pour nous, peut et doit être
revu et accéléré.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelles seront tes propres priorités ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venant du monde de l’entreprise, je souhaite me focaliser sur les questions
économiques, financières et monétaires. Je veux convaincre, au sein du
Parlement et au dehors, de la la pertinence des solutions que les Verts
préconisent pour répondre à la crise et tordre le cou à ce canard selon lequel
l’écologie est le fossoyeur de l’économie. Au dix-neuvième siècle, les bons
esprits prétendaient que donner des droits sociaux aux travailleurs allait tuer
les entreprises. Aujourd’hui, on nous assène que prendre en compte le
changement climatique, la santé des gens ou les droits à une vie décente pour
les milliards de gens qui vivent au sud anéantira nos économies. Nous allons
démontrer l’exact opposé : c’est justement au prix du respect de ces
impératifs que nos économies fonctionneront réellement au service du bien
commun.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’ai aussi conscience que la valeur du travail accompli au sein d’un
Parlement où les Verts sont encore loin d’être dominants (!) ne peut être que
renforcée par une présence soutenue hors des murs du Parlement. En préparant la
campagne du PVE, j’ai pu rencontrer nombre d’ONG, de syndicats, d’entreprises
qui ont pu me donner la mesure des attentes de changement. C’est dans la
réalité vécue sur le terrain que le travail politique prend son sens. En 2008,
j’ai eu le plaisir de visiter douze des quinze régionales d’Ecolo pour parler
de politiques européennes ; j’ai pu constater l’intérêt de tous pour ces
enjeux et la nécéssité d’en débattre régulièrement pour que chacun puisse se
les approprier et se former sa propre vision. Cela aussi fera partie de mon
agenda politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, tu ne seras pas surpris que le PVE, lieu principal de mon engagement
politique depuis 10 ans, restera au cœur de mes préoccupations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dernière question: tu travailles dans le secteur privé. Quelles sont
les réactions de tes collègues et contacts à ta candidature et au programme des
écologistes: mépris ou compréhension, hostilité ou adhésion ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela fait 22 ans que je travaille dans le privé et 17 ans que je suis engagé
en politique. Au travers des victoires et des défaites d’Ecolo, je n’ai jamais
mis mon drapeau vert en poche. Dans l’entreprise où je travaille, le fait
d’être engagé en politique est d’ailleurs plutôt valorisé. Mon management, mes
collègues et clients n’ont donc pas vraiment été surpris que je décide de
tenter le grand saut (même si le timing en a étonné certains) et je n’ai reçu
que des encouragements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-delà, je sens autour de moi une grande attente à l’égard d’Ecolo. Au fil
de ces dernières années, nous avons su construire une crédibilité – notamment
sur les thématiques économiques – qui porte ses fruits aujourd’hui. Le projet
de société que nous défendons, les personnes qui le portent et notre attitude à
la fois radicale et réaliste font de nous l’acteur de changement le plus
crédible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ancien client me disait l’autre jour « Tu sais, j’ai maintenant la
conviction que nous devons changer de manière de vivre. Le défi des écologistes
est d’avoir la pédagogie pour convaincre chacun d’entre-nous que le premier pas
de ce changement est à notre portée et qu’en plus, la vie n’en sera que plus
belle »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J’engage à présent un nouveau tour de la Belgique francophone, qui va me
mener à la rencontre – en public et en privé – de centaines de nos concitoyens.
Si j’y rencontre le même écho que celui qui m’est venu jusqu’ici des mes
collègues et de mes amis, je suis convaincu que le rendez-vous du 7 juin ne
sera pas triste pour les Verts.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/03/24/Philippe-Lamberts-%3A-l-Europe-a-un-enorme-defi-a-relever#comment-form</comments>
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  <item>
    <title>Isabelle Philippon: une interview sur le Vif</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/02/02/Isabelle-Philippon%3A-une-interview-sur-le-Vif</link>
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    <pubDate>Mon, 02 Feb 2009 21:04:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/Philippon.jpg&quot; alt=&quot;Philippon&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Philippon, fév 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme elle l'avait écrit sur ce même blog, Isabelle Philippon, l'une des
quatre journalistes licenciées du Vif, se déclarait prête à livrer son vécu et
son analyse de cet évènement qui a fortement agité la blogosphère et le monde
des médias.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a tenu parole et m'a accordé une interview et je l'en remercie.
D'autant plus qu'elle s'applique à elle-même la règle qu'elle a toujours tenté
d'imposer à ses interviewés durant sa carrière au Vif: pas de langue de
bois !&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;&lt;strong&gt;&amp;quot;Il y a une vie après le Vif&amp;quot;&lt;/strong&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle, tu as envoyé un commentaire sur mon blog où tu te déclares
dispo à donner toutes les explications sur le pourquoi de ces quatre
licenciements. Es-tu toujours dans le même état d'esprit ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Oui, bien sûr ! Moins pour moi – même si cela fait du bien de faire
l'objet de tant de marques de soutien et de recevoir tant de manifestations de
solidarité – que pour mes ex-collègues qui travaillent toujours au Vif. Je
souhaite qu'à l'avenir personne, au Vif, ne puisse être traité de la sorte.
Au-delà, je pense que ce séisme largement médiatisé peut être utile pour
l'ensemble des journalistes, de plus en plus mis sous pression et précarisés.
Voilà pour le préambule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Venons-en aux faits. Avant de tenter de voir clair dans les raisons de ces
licenciements, je crois qu'il faut revenir sur les conditions dans lesquelles
ils se sont déroulés. Cela en dit long sur les valeurs et les pratiques de
certains « patrons de presse » ou, en tout cas, sur Amid Faljaoui, le
directeur du Vif/L'Express et de Trends-Tendance, qui est, je crois, un cas à
part dans le petit monde de la presse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1/ SMS laconique envoyé par Amid Faljaoui, la veille au soir, me convoquant
sur un lieu autre que mon lieu de travail habituel : « Je veux te
voir à 9h30 demain, à Zellik » (je l'ai conservé précieusement). J'ai
immédiatement téléphoné à Dorothée Klein, ma rédactrice en chef, pour savoir si
elle savait de quoi il s'agissait. Elle n'était au courant de rien et elle-même
était convoquée à 9 h, soit une demi-heure plus tôt. Renseignements pris, 2
autres journalistes étaient également convoquées : au total, 4
femmes ! ; 2/ Notification du licenciement des 3 journalistes (la
rédactrice en chef, virée également, s'était vue signifier son congé juste
avant nous), dont moi, le lendemain matin, par Amid Faljaoui ; 3/ Cette
communication a duré trois minutes, et Faljaoui ne m'a pas regardée une seule
fois : il suait le malaise . On peut le comprendre : quelques
semaines auparavant, il m'envoyait encore un mail de félicitations pour mon
« remarquable travail » (je l'ai, aussi, préciseusement gardé)! Et,
trois semaines plus tôt, j'avais été priée de retarder mes vacances de fin
d'année pour sortir, avec mon collègue et ami Philippe Engels, un supplément
spécial sur la chute d'Yves Leterme ! ; 4/ Il a tenu les propos
suivants : « Il fallait du changement au Vif. La rédactrice en chef a
été virée pour incompétence. Mais on ne pouvait pas se contenter de ne couper
que la tête : il fallait aussi s'en prendre aux membres de la rédaction,
pour faire en sorte que l'ambiance au Vif change et que les autres marchent au
pas à l'avenir. C'est tombé sur vous, mais cela aurait pu tomber sur trois
autres têtes » ; 5/La responsable du personnel nous a ensuite communiqué
la durée de notre préavis (non presté) : le minimum légal. Tant qu'à
faire, autant ajouter l'avarice sordide à l'inélégance. 6/ Elle nous a
également ordonné de ne plus nous rendre sur le lieu de notre travail, où nous
avions pourtant laissé toutes nos affaires, notre ordinateur, nos contacts,
notre documentation et autres affaires personnelles ; 7/ De retour chez
nous, j'ai voulu prévenir mes relations professionnelles de mon licenciement,
de façon à ce qu'elles arrêtent de m'envoyer des messages au Vif. Las !
L'accès à mes mails était déjà verrouillé : on avait ajouté la violence et
la censure à l'avarice et à l'inélégance ; 8/ Nous avons pu retourner sur
notre lieu de travail le samedi, lorsque les bureaux étaient vides. Une
vingtaine d'années de documentation à trier, cela ne se fait pas en deux
heures. Pourtant, à midi, un garde de la sécurité est venu nous ordonner de
partir : il n'avait pas l'autorisation de nous accepter à l'intérieur du
bâtiment après midi. A ce moment, nous aurions dû le laisser appeler la police
et, de notre côté, rameuter les copains journalistes et caméramen, pour qu'ils
viennent filmer ce qui était en train de se passer, mais nous étions trop
sonnées pour y songer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On avait ajouté la vulgarité à la censure, la violence, l'inélégance et la
cupidité ! Telles semblent être devenues, aujourd'hui, les
« valeurs » du groupe Roularta…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs thèses ont circulé: rédaction trop critique à l'égard des
positions flamingantes, tensions croissantes au sein de la rédaction, influence
(in)directe du PS à la veille des élections, peopolisation-marcandisation de
l'hebdo. Ces thèses te semblent-elles crédibles ou en vois-tu une ou plusieurs
autres ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semaine après notre licenciement, alors que la polémique faisait rage
(au grand désespoir de Faljaoui qui avait cru pouvoir « nettoyer » le
Vif en toute discrétion), nous découvrions, dans le Soir, ces propos d'Amid
Faljaoui : « Les journalistes licenciées avaient un problème avec
l'éthique ». Nous aurions formulé, aussi, des « fatwas intellectualisantes
». Dans La Libre, il assure nous avoir virées parce que « les ponts
étaient définitivement coupés entre la rédaction en chef et une majorité de la
rédaction ». Dame ! Avions-nous été promues à notre insu ?, Etions-nous
devenues adjointes à la rédaction en chef ? Balivernes, que tout
cela ! Le cas de Dorothée Klein, l'ex-rédactrice en chef, est à dissocier
de celui des 3 journalistes virées dans son sillage : le statut de rédac
chef est une position risquée, l'interface entre les managers et les
journalistes, le premier fusible que l'on fait sauter lorsque les choses
tournent à l'aigre. Les journalistes, en principe, ne sont virés que s'ils sont
incompétents, paresseux, réfractraires à l'autorité. J'ai la faiblesse de
croire que notre incompétence, notre parresse ou notre résistance à l'autorité
auraient été repérées avant quenous n'ayons, ensemble, atteint 55 ans
d'ancienneté au Vif ! J'ai, pour ma part, remporté 7 prix de journalisme.
Pascale Gruber, spécialisée en articles médicaux et scientifiques, en a récolté
3. Soyons sérieux. Il est clair que les raisons de notre licenciement se
trouvent ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pascale Gruber était la présidente de la Société des journalistes du Vif. A
ce titre, elle se faisait le porte-voix des inquiétudes de l'ensemble de la
rédaction quant à l'évolution de la ligne éditoriale, de la peopelisation du
magazine, de la disparition des sujets de fond au profit d'articles d'
« actu », légers, « réactifs », ainsi que des couvertures de plus en
plus « accrocheuses », « coup de poing » (exemples :
« Comment l'Islam menace l'école » et la série de covers
anti-flamandes). Bref, elle relayait nos inquiétudes devant la constatation que
la forme prenait de plus en plus souvent le pas sur le fond. Autrement
dit : aux yeux de la hiérarchie et des « managers », elle était
considérée comme encombrante, dérangeante. Elisabeth Mertens, quant à elle,
ex-coordinatrice des pages culturelles, a fait les frais de la création du
supplément Focus, axé sur la « culture jeune » et désormais vendu en
même temps que Le Vif et Week-End,son supplément « lifestyle » :
puisqu'un nouveau rédac chef avait été nommé à la tête de Focus, cela faisait
beaucoup (trop) de monde pour la gestion de la culture, une rubrique de plus en
plus négligée dans un magazine de plus en plus people. Quant à moi, journaliste
politique depuis vingt ans au Vif, j'occupais une fonction « en vue ».
J'étais fort visible dans les colonnes du magazine, sur la scène de la rentrée
politique du Vif (co-organisée, ces dernières années, avec la RTBF), mais
également à l'extérieur, sur les plateaux de télé, à la radio, dans les débats
publics. Cela a dû faire peur à Christine Laurent, la nouvelle rédac chef,
soucieuse de se créer, pour elle-même, une visibilité dont elle est jusqu'ici
cruellement dépourvue : je l'imagine très bien « échangeant »
son arrivée à la tête de la rédaction du Vif contre mon licenciement. Je vois,
aussi, une autre raison à mon licenciement : à plusieurs reprises, l'air
de ne pas y toucher, Amid Faljaoui avait souligné mon « impertinence », ma
liberté de ton, mon indépendance à l'égard de l'establishment. Or le directeur
du Vif et de Trends n'aime rien davantage que la fréquentation de l'élite
politique et économique. Il s'y fait des relations, il flatte d'importants egos
qui lui rendent la pareille. L'impertinente que j'étais a dû, parfois, lui
valoir quelques remarques acerbes d'une éminence ou l'autre, président de
parti, ministre en vue. Un vrai journaliste, voire un patron de presse soucieux
de la qualité de son magazine et de l'ndépendance de ses journalistes, en
aurait éprouvé de la fierté. Lui, au contraire, en était contrarié. Ainsi, en
me congédiant pour libérer de l'espace pour Christine Laurent, il se faisait
également plaisir : cela s'appelle joindre l'agréable à l'utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Es-tu d'accord avec le texte de la tribune libre des universitaires
et journalistes ? Que penses-tu du buzz sur le net qui a forcé La Libre et
Le Soir à y donner suite ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je suis entièrement en accord avec la tribune libre intitulée « Un
journalisme mis au pas ». Au-delà de mon petit sort personnel, de celui de mes
2 collègues d'infortune et de celui de mon ex-rédactrice en chef (laquelle a
été instrumentalisée par Amid Faljaoui avant d'être désavouée par lui), c'est
l'avenir de la presse, la liberté des journalistes, qui est en jeu ici. Je
pense qu'à cet égard, le cas du Vif est emblématique : ce magazine, qui
était un journal de référence jusqu'il y a peu, a perdu de sa qualité en très
peu de temps. La preuve que des egos surdimensionnés, un goût immodéré pour le
pouvoir et l'absence de projet rédactionnel peuvent, très rapidement, avoir un
impact dramatique. On a l'impression que les managers du Vif
« jouent » avec le magazine comme s'il s'agissait de leur hochet,
sans se préoccuper de ceux et celles qui le font, et sans se préoccuper, non
plus, de ses lecteurs. On croyait l' « institution » Vif
insubmersible, il n'en est rien : si l'on ny prend garde, le navire peut
couler. Bien sûr, le « trend » actuel, pour emprunter au jargon
franglais à la mode, n'est pas favorable à la presse : les gens lisent,
paraît-il, de moins en moins, le métier change (ces derniers temps, j'étais
fort sollicitée pour pondre des articles destinés à l'Internet, en plus de ma
production « papier »), le secteur subit de plein fouet la crise
économique et la diminution des budgets publicitaires. Dans les quotidiens,
l'heure est aussi aux restructurations. Par conséquent, les rédacteurs en chef
de La Libre et du Soir ont pu se sentir visés par les propos des signataires de
la carte blanche intitulée « Un journalisme mis au pas ». Sans doute, et
on peut le comprendre, ont-ils répondu, dans un premier temps, à un réflexe un
brin corporatiste : entre patrons, épargnons-nous. Peut-être, aussi,
ont-ils jugé que la charge contre Amid Faljaoui était trop violente, qu'elle ne
pouvait être le reflet de la réalité, qu'elle était fatalement caricaturée.
Qu'ils se rassurent : les méthodes dénoncées dans cette carte blanche sont
le pur reflet de la réalité mais, fort heureusement, elles restent le fait
d'une toute petite minorité de « managers » qui croient avoir tous
les droits et se comportent comme de vulgaires mercenaires. Les rédacteurs en
chef de La Libre et du Soir sont, je le crois, d'une autre espèce. Le succès
rencontré par cette carte blanche sur le Net -lequel a finalement forcé les
deux quotidiens à revenir sur le sujet - prouve qu'il est vain, désormais, de
vouloir confisquer une information, étouffer un débat, d'espérer éviter une
polémique. Il prouve aussi que les citoyens sont particulièrement sensibles au
sort que l'on réserve aux journalistes, à la qualité de l'information, à la
liberté et l'indépendance de la presse. Et ça, c'est plutôt une bonne
nouvelle !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment vois-tu l'évolution du Vif, dans sa ligne éditoriale et dans
les relations entre la rédaction et la direction ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mes collègues, je souhaite sincèrement que les choses se calment, que
les relations entre les journalistes et la direction se pacifient. Je me dis
qu'après cette deuxième purge (la première ayant eu raison de vraies grandes
carrures, à savoir Jacques Gevers, Stéphane Renard et Jean-François Dumont,
respectivement directeur de la rédaction, rédacteur en chef et rédacteur en
chef adjoint), les « chefs » vont sans doute se calmer, tenter de
désamorcer les tensions. En réalité, il y va de la survie du titre et, aussi,
de leur propre emploi. Sur l'évolution de la ligne éditoriale, hélàs, je
nourris les craintes les plus vives. Que la patronne du supplément Week-End
endosse, désormais, la direction du news, n'augure rien de bon quant au fond.
Vous faites allusion, dans votre question, à l'intervention (in)directe du PS.
Là-dessus, mon opinion n'est pas faite. Certes, j'ai reçu des témoignages de
soutien de TOUS les partis politiques, à l'exception notable du parti
socialiste : peut-être est-ce dû, effectivement, au fait que l'on s'y
réjouit de l'arrivée de Laurent , réputée proche du PS, à la barre du Vif. J'ai
entendu, ces derniers jours, beaucoup de commentaires allant dans ce sens. Je
crains, pour ma part, que la réalité soit plus grave encore : que la
direction du Vif soit, à l'avenir, soucieuse de ménager TOUS les décideurs, de
ne froisser la susceptibilité de personne, si ce n'est celle de petits poissons
ou d'ambulances sur lesquelles il ne coûte plus rien de tirer. On verra
rapidement quel type de journalisme sera désormais appliqué au Vif. Mais les
lecteurs seront meilleurs juges que moi. J'ai, désormais, autre chose à
faire…&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comment, humainement, as-tu vécu ton licenciement et les méthodes
utilisées pas la direction du Vif ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord avec sidération : comment peut-on faire preuve d'une telle
bassesse et d'une telle vulgarité ? Et puis, est venu le
soulagement : quel bonheur de ne plus avoir à mettre ma plume et mes
connaissances au service de pareilles personnes !&lt;/p&gt;
&lt;pre&gt;
&lt;strong&gt;As-tu des projets pour l'avenir ?&lt;/strong&gt;
&lt;/pre&gt;
&lt;p&gt;Pour l'instant, je profite de ma nouvelle liberté de parole et de pensée. Je
savoure tout le soutien que me témoignent des tas de gens « bien ». Je
suis rassurée : le travail effectué durant toutes ces années n'aura pas
été vain, puisqu'il aura été reconnu et apprécié par un grand nombre de
lecteurs et d'internautes. Et, surtout, je continue de savourer ce sentiment de
chaleur, je reste nichée dans la solidarité que m'ont témoignée mes camarades
restés au Vif – ils ont fait grève durant 6 jours, et ce malgré de terribles
pressions ! C'est si bon, d'avoir de vrais amis… Pour le reste, j'adopte
une position de disponibilité, de réceptivité. J'écoute ce que l'on me dit,
j'enregistre, j'essaie de « sentir » ce que serait bon pour moi, de
réfléchir à qui, à quoi je pourrais me rendre utile à l'avenir. Il est encore
un peu tôt pour prendre de grandes décisions. Mais je suis persuadée qu'il y a
une vie après Le Vif !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Alors, bon vent, Isa...&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/02/02/Isabelle-Philippon%3A-une-interview-sur-le-Vif#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>Licenciements Express au Vif !</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/01/25/Licenciements-Express-au-Vif</link>
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    <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 19:58:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/CoverVif.jpg&quot; alt=&quot;CoverVif&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;CoverVif, sep 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convoquées la veille, quatre collaboratrices du Vif-L'Express se sont vues
licienciées sur le champ jeudi matin par la directon de leur hebdomadaire: la
rédactrice en chef, Dorothée Klein, et trois journalistes; Pascale Gruber,
Elisabeth Mertens et Isabelle Philippon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans motif, sans explications et avec l'obligation de faire leurs cartons au
plus vite. Du balai, quoi. Et avec une brutalité honteuse. La grille Claeys
pour le calcul des préavis généralement appliquée aux journalistes ne l'a pas
été pour ces quatre-là, qui se retrouvent donc avec une indemnité minimale. Les
journalistes ont été en outre priées de venir vider leurs bureaux samedi matin
(moment où la rédaction est vide), sous la suveillance d'une envoyée de la
direction et d'un vigile qui les ont expulsées après deux heures, les obligeant
à laisser sur place une bonne part de leurs archives. De même, elles ont du
abandonner leur ordinateur professionnel, c'est-à-dire leurs archives, projets,
correspondance internet et, plus grave, leurs listes de contacts et
d'informateurs !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les évictions
successives, il y a quelques années, de Jacques Gevers, de Jean-François Dumont
et de Stéphane Renard, trois excellents journalistes que j'ai eu le plaisir de
côtoyer durant ma vie politique et qui avaient réussi à faire du Vif un hebdo
de réference dans le paysage médiatique francophone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre signe qui ne trompe pas, la nouvelle rédactrice en chef sera Christine
Laurent, qui dirigeait jusqu'ici le Vif-Week-end, supplément que, comme
beaucoup, je virais tout droit dans la pile de papiers à recycler tant il me
foutait les boules par son côté people, fashion, bling-bling et pubs pour gens
très friqués. Le supplément parfait pour les salles d'attente des cabinets de
dentisterie ou les salons de coiffure.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Populisme, sensationnalisme et perte de contenus: les mamelles du
mercantilisme&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La presse, quatrième pouvoir, n'échappe pas à la marchandisation de pans
entiers de la société. Le Vif non plus. Il faut vendre à n'importe quel prix et
accrocher le chaland, quitte à se livrer aux pires dérapages; comme par exemple
lorsque l'hebdo surfe sur la vague anti-islamique par des couvertures
nauséeuses comme &amp;quot;Ces belges fous d'Allah&amp;quot; ou &amp;quot;L'islamisme gangrène l'école&amp;quot;.
Deux couvertures, très différentes par ailleurs des dossiers produits par la
rédaction, qui ont valu au Vif, suite à de nombreuses plaintes, de se faire
remonter les bretelles et condamner moralement par l'Association
Professionnelle des Journalistes et par le Centre pour l'Egalité des Chances.
Ou, autre exemple, lorsque la direction met à la file un article sur l'effet de
serre et une pub pleine page pour un nouveau modèle de 4X4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces quatre licenciements n'augurent rien de bon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur Faljaoui, le directeur, (qui avait déjà suscité une grève de la
rédaction lors de sa nomination en 2005) invoque des tensions croissantes au
sein de la rédaction pour se justifier. Mais des tensions sur quoi ? Pas
un mot. Preuve que le problème est plus profond et que si tensions il y a, ce
n'est pas seulement au sein de la rédaction. Preuve aussi: les journalistes se
sont mis en grève vendredi et exigé la réintégration des quatre journalistes.
Des entrevues ont eu lieu avec le directeur et le responsable du groupe
Roularta (propriétaire du Vif), sans aucun résultat. Une nouvelle réunion est
prévue lundi.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Journalistes précarisés et mis sous pression&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le blog Molenews http://molenews.hautetfort.com/, consacrait il y a peu un
billet à ce sujet à l'occasion de la mutation forcée au Soir de Martine
Vandemeulebrouck du service société (où elle excelle) au site web du journal.
Isabelle Philippon envoya le commentaire que voici surle blog:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Non-respect des droits sociaux des journalistes ? Désamour de la
direction à l’égard d’une &amp;quot;résistante&amp;quot; à la peopelisation de l’info ? Il y
a sûrement de tout cela dans la mutation forcée de Martine. Mais, plus
largement, on peut y voir cette patte qui nous écrase tous. Cette idéologie
managériale ne jurant que par la performance économique. Elle est à l’oeuvre
depuis très longtemps dans le secteur &amp;quot;marchand&amp;quot;. On a cru pendant longtemps
aussi, naïvement, que les patrons de journaux étaient mûs par d’autres
ambitions, par une vraie passion qui ne s’explique pas que par le goût de
l’argent. Aujourd’hui, force est de constater que les journaux, &amp;quot;nos&amp;quot; journaux,
sont devenus des produits commes les autres. On pourrait presque parler de
&amp;quot;régression morale&amp;quot;. L’énorme pression qui pèse désormais sur les journalsites
les contraint à se penser eux-mêmes comme des produits et à se vendre en
permanence : il faut sans cesse se présenter comme hypermotivé, flexible,
adaptable. Il faut proposer des papiers &amp;quot;anglés&amp;quot;, &amp;quot;sexys&amp;quot;, de plus en plus
courts et incisifs. Les relations humaines sont à l’avenant : dans les
rédactions, ce n’est plus l’aptitude au dialogue, à la réflexion et à la
solidarité qui se trouve privilégiée, mais ce qui contribue au contraire à
ruiner cette aptitude : un rapport de plus en plus marchand et stratégique
à soi-même et aux autres. Les &amp;quot;résistants&amp;quot;, dans ce contexte, n’ont aucune
chance...&amp;quot;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'était le 2 décembre dernier. Prémonitoire ? Inquiétant, en tout cas.
Très.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;Des relents de politisation ?&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Y aurait-il par ailleurs derrière cette affaire des pressions ou à tout le
moins le désir de la direction de faire plaisir à certains à quelques mois des
élections ? On sait M Faljaoui très proche d'Elio Di Rupo et Mme Laurent
des milieux socialistes en général (son mari fut porte-parole de Guy Spitaels).
Or le Vif ne s'est guère montré politiquement complaisant avec le PS (pas plus
qu'avec les autres partis d'ailleurs) et a souvent exercé son devoir d'analyse
critique des faits et des comportements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors ? Marchandisation et politisation seraient-elles les deux
mâchoires de la tenaille ? Rien n'est prouvé mais la question doit en tout
cas être posée.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si tel devait être le cas, ce serait plus inquiétant encore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise à jour&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Charles Bricman, ancien journaliste qui a passé quatre années au Vif,
informe sur son blog qu'une tribune libre a été rédigée par par divers
journalistes et universitaires spécialisés, et non des moindres: Martine
Simonis, Secrétaire Nationale de l'Association des Journalistes Professionnels-
Pascal Durand, Professeur ordinaire à l'ULg- Benoit Grevisse, directeur de
l'école de journalisme de Louvain (UCL)- François Heinderyckx, Professeur
ordinaire à l'ULB- Claude Javeau, Professeur émérite de l'ULB- Jean-Jacques
Jespers, directeur de l'école universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB)-
Hugues le Paige, journaliste- Gabriel Ringlet, Professeur émérite de l'UCL-
Marc Sinnaeve, Président du Département journalisme de l'IHECS.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette tribune a été refusée par les rédacs chefs du Soir et de La Libre.
Voir commentaire n°8 de Charles, avec un lien direct vers le blog, ou il
publkie également la consternante réponse du rédac chef de La LIbre, Michel
Konen, à une lettre que lui a envoyé sa rédaction pour soutenir la publication
de la tribune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le texte de cette tribune est publié intégralement sur le blog d'Hugues
Lepaige, à l'adresse:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://blogs.politique.eu.org/hugueslepaige/index.html&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mise à jour 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suite au refus de publier la tribune, un énorme buzz a circulé sur la toile
toute la journée d'hier. Avec un résultat positif. La Libre publie la tribune
avec les commentaires de son rédac chef et Le Soir y consacre un article avec
un lien vers le texte complet, publié sur le site de l'AJP (Association des
Journalistes Professionnels). Cela ne change rien au fond de l'affaire, mais
prouve au moins que les mobilsations sur le net peuvent s'avérer très
efficaces. La rédaction du Vif a repris le travail, les indemnités des quatre
licenciées ont été revues à la hausse et un faux Vif sortira demain (sans avoir
été écrit par la rédaction). Un précédent dangereux. Qui rappelle les conflits
sociaux aux USA dans les années trente, lorsque le patronat engageait des
&amp;quot;jaunes&amp;quot; pour remplacer les travailleurs en grève sur les machines. Vous avez
dit régression ? Un grand gâchis en tout cas.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2009/01/25/Licenciements-Express-au-Vif#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>L'ONU uninvolved ?</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2009/01/20/L-ONU-uninvolved</link>
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    <pubDate>Tue, 20 Jan 2009 17:15:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/UNinvolved.bmp&quot; alt=&quot;UNinvolved.bmp&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;UNinvolved.bmp, jan 2009&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Uninvolved&amp;quot; ? D'apès mon dico Harrap's, ce terme signifie &amp;quot;non
concerné&amp;quot;, &amp;quot;non impliqué&amp;quot;, &amp;quot;non mêlé à une querelle&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette photo saisissante traduit de façon cinglante l'incapacité congénitale
de l'ONU à stopper les conflits les plus sanglants, ne fût-ce que pour laisser
le temps à la médiation et à la négociation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Rwanda, au Darfour, au Nord Kivu comme à Gaza, les soldats onusiens en
ont été réduits à assister en spectateurs passifs des pires atrocités.
Pourtant, la Chapitre 7 de la Charte fondatrice des Nations Unies est très
clair: il autorise et légitime le recours à la force dans les cas de conflits
militaires, a fortiori lorsque des civils en sont victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je hais toutes les guerres. J'ai été objecteur de conscience et ai effectué
mon service civil. Pourtant le recours à la force armée est parfois l'ultime
recours efficace, non pas pour prendre parti mais pour protéger les populations
civiles et les infrastructures et fournitures de première nécessité (hôpitaux,
écoles, alimentation en eau, nourriture, médicaments, aide humanitaire et
énergie).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus de 1200 morts. Pour rien. Retour à la case départ. La martyrologie des
terroristes du Hamas ne fera que s'amplifier, de même que la victimologie des
faucons du gouvernement Olmert. Au point d'importer le conflit jusque dans les
pays occidentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ces différents aspects, je recommande la lecture du blog de mon ami
Henri Goldman à l'adresse suivante:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/index.html&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ce grave constat de carence, une réforme de l'ONU s'impose, à
commencer par la suppression du droit de veto accordé aux cinq vainqueurs de la
seconde guerre mondiale. Il y a 63 ans ! Nous avons changé de siècle et ce
droit de veto est obsolète et source de paralysie, comme l'a cruellement
démontré l'inaction forcée des casques bleus lors du génocide qui eut lieu
durant d'interminables semaines de massacres planifiés en 94 au Rwanda, avec
pour résultat près d'un million de morts parmi les tutsis et les hutus
modérés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à de tels drames, il est vain et inefficace de renvoyer les adversaires
dos à dos et de lancer des appels pieux à la raison, au cessez-le-feu et au
dialogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore faut-il de pas jeter de l'huile sur le feu. Le groupe Ecolo du
Parlement wallon a mis le doigt sur une aberration incroyable. Le groupe Dexia
(banque des collectivités locales et de la région wallonne) participe - via une
filiale en Israël - au financement de l'implantation de colonies en
Cisjordanie ! Quant on sait que ces implantations illégales sont une des
sources majeures du conflit, on en reste pantois. Le gouvernement a été
interpellé et une motion déposée. J'y reviendrai prochainement. Toutes les
infos sont disponibles sur le site ecolo.be.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Herman Premier après la choucroute du nouvel an ?</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2008/12/31/Herman-Premier-apres-la-choucroute-du-nouvel-an</link>
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    <pubDate>Wed, 31 Dec 2008 16:42:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/sonde_1_.jpg&quot; alt=&quot;belgiquedéchirée&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;belgiquedéchirée, aoû 2008&quot; /&gt; illu
Philippe Mercenier http://zurbains.skyrock.com&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi donc, nous aurons un nouveau gouvernement vendredi après le vote de
confiance de la Chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Y a-t-il tout lieu de s'en réjouir ? Que nenni non point.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'accord, le pays évite des élections anticipées qui marqueraient, en
Flandre, une montée des partis séparatistes, populistes et fascisants. Ce qui
rendrait la situation encore plus kafkaïenne et la simple gouvernance (via la
recherche d'une majorité parlementaire) transformée en cauchemar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, au-delà de ce soulagement -qui risque bien de n'être que temporaire-
le mini remaniement ministériel ne change rien aux maux et aux graves problèmes
qui sévissaient lors de la démission d'Yves Leterme. Non seulement tous les
dossiers restent en l'état mais de nouveaux facteurs de risques sont venus s'y
ajouter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La situation au CD&amp;amp;V, tout d'abord, qui en est déjà revenu aux
meurtrières luttes assassines qui firent les heures de gloire de feu le CVP.
Chassez le naturel... La démission d'Inge Vervotte en est un premier signe.
Deux clans se constituent. Un autour d'Yves Leterme, qui n'est pas prêt à
pardonner la diffusion aux parlementaires par Herman VR de la note du président
de la Cour de Cassation qui a provoqué sa démission. Il est fort à parier que
ce clan sera très tenté de retirer le tapis sous les pieds d'Herman Ier à la
première occasion. Et les occasions ne manqueront pas, on s'en doute.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autre part, l'Open-VLD ne cache pas son désir d'élections fédérales en
juin 2009, histoire de noyer dans le fatras fédéral l'image de Chris Peeters à
la tête de la région flamande. Si les libéraux flamands le veulent ainsi, ce ne
sont pas les occasions qui vont leur manquer pour provoquer une crise
gouvernementale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au sud du pays, le casting et le scénario ne sont guère plus emballants. CdH
et PS font assaut de mamours et annoncent leur souhait de reconduire leurs
alliances à Bruxelles et en Wallonie. Didier et Elio se chamaillent ferme à
coups de seaux et de pelles dans le bac à sable, pour devenir le chef du
premier parti francophone et ainsi avoir la main pour la formation des
prochains gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a bien pire: l'absence de projets novateurs et de vision à long
terme. Le fonds de réserve pour les pensions futures est gravement négligé, le
budget 2009 est un chef d'oeuvre de trompe l'oeil, et le développement durable
et l'enjeu climatique sont passés à la trappe dans ce &amp;quot;plan de relance&amp;quot; qu'on
croirait tout droit ressorti des crânes d'oeufs des années septante. Juste un
plan &amp;quot;disco&amp;quot;, avec paillettes et boules lumineuses, mais rien d'ambiteux sur la
recherche et l'innovation, sur le soutien aux filières vertes, au Green Deal,
qui permettraient pourtant de commencer enfin à répondre au défi écologique, de
réduire la facture des ménages et de créer des emplois non délocalisables,
comme l'ont démontré nombre de pays, de régions et de villes en Europe. Mais il
paraît que ça coûte trop cher...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On n'est pas sortis de l'auberge. Mais, moi j'dis ça, j'dis rien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un bon an 9 tout de même. Puisse-t-il vous apporter quelques pépites de
bonheur et d'espoir à tous et toutes.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
          <comments>http://blog.jackymorael.be/post/2008/12/31/Herman-Premier-apres-la-choucroute-du-nouvel-an#comment-form</comments>
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      </item>
    
  <item>
    <title>40% de la Flandre sous les eaux ?</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2008/11/27/40-de-la-Flandre-sous-les-eaux</link>
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    <pubDate>Thu, 27 Nov 2008 15:35:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/MonteeDesEaux.WWF.bmp&quot; alt=&quot;Climat&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;Climat, nov 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une hausse des températures de moins de deux degrés à l'échelle mondiale
suffirait à déclencher la fonte des banquises du Groenland et de l'Arctique,
avertit jeudi l'organisation de protection de l'environnement World Wildlife
Fund (WWF, Fonds mondial pour la nature).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les scientifiques estiment aujourd'hui que même un réchauffement climatique
de moins de deux degrés Celsius serait suffisant pour voir disparaître la
banquise de l'océan Arctique et fondre celle du Groenland&amp;quot;, déclare l'ONG dans
un communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;A la suite (de ce phénomène), le niveau des mers et des océans s'élèverait
de plusieurs mètres, menaçant des dizaines de millions de personnes à travers
le monde&amp;quot;, prévient WWF.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fonte de la banquise de l'Arctique pourrait avoir des répercussions sur
les écosystèmes, tandis que la disparition d'une partie de celle du Groenland
serait susceptible d'entraîner une hausse du niveau de la mer pouvant aller
jusqu'à sept mètres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face à ces prévisions, l'organisation de protection de l'environnement
exhorte les participants d'une réunion internationale sur le climat qui se
tiendra à partir de lundi en Pologne à &amp;quot;élaborer un texte de négociations fort
pour un nouveau traité sur le climat&amp;quot;, attendu l'année prochaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;La fonte précoce des banquises du Groenland et de l'Arctique pourrait avoir
bientôt des conséquences dangereuses, accélérant le réchauffement climatique et
rendant ce phénomène plus important que prévu&amp;quot;, a estimé un haut responsable de
de WWF, Kim Carstensen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;quot;Les hommes politiques responsables ne peuvent pas tolérer de perdre une
seconde de plus en remettant à plus tard des stratégies, face à ces
avertissements urgents que nous lance la Nature&amp;quot;, a-t-il ajouté.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Et chez nous, et ailleurs ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En cas de fonte de la glace du Groenland et de la hausse de 7 mètres du
niveau de la mer qui s'ensuivrait, c'est environ un dixième du territoire belge
et 40% de la Flandre qui se trouveraient sous le niveau de la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La figure ci-dessus donne une idée de ce que cela donnerait pour une hausse
du niveau de la mer de 8m (source: UCL, département de géographie, le bleu
représente les étendues situées sous le niveau de la mer, qui seraient inondées
en l’absence de protection).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Belgique ne serait donc pas épargnée par ce phénomène nouveau des
&amp;quot;réfugiés climatiques&amp;quot; ! Avec son cortège de confrontations d'intérêts,
d'exclusions, voire de violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les très coûteux plans destinés à contrer la profonde crise bancaire,
boursière et spéculative n'auront de sens et d'utilité que s'ils s'articulent
en même temps avec une détermination dynamique de s'attaquer au
&amp;quot;mal-développement&amp;quot; qui ravage la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette fois, il ne suffira plus de sauver les bourses, mais aussi et surtout
de préserver la vie !&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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      </item>
    
  <item>
    <title>Au nom du père et du fils</title>
    <link>http://blog.jackymorael.be/post/2008/11/21/Au-nom-du-pere-et-du-fils</link>
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    <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 14:14:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>Jacky</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://blog.jackymorael.be/public/2.Daerden.JPG&quot; alt=&quot;2.Daerden.JPG&quot; style=&quot;float:left; margin: 0 1em 1em 0;&quot; title=&quot;2.Daerden.JPG, nov 2008&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bouge-toi de là que je m'y mette ! Alors que la fédération liégeoise du
PS s'adonne aux luttes intestines et se montre incapable de s'accorder sur des
projets porteurs et cohérents (Tram, Espace Guillemins, Liège capitale
européenne de la Culture en 2015, etc), Papa Daerden vient d'en remettre une
couche en &amp;quot;offrant ses services&amp;quot; (on sait ce que cet euphémisme veut dire en
réalité : &amp;quot;j'exige&amp;quot;) pour mener la liste des camarades liégeois aux
élections régionales de juin prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que des accords se dessinaient entre le bourgmestre Demeyer (dernier
de liste) et le ministre Marcourt (tête de liste), cette sortie intempestive et
un brin napoléonesque de Daerden a toutes les chances de foutre la bronca au
sein de la fédération.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A l'épicentre de cette sortie, rien moins que des questions d'égo :
Daerden veut en découdre directement avec Reynders et voir qui pissera le plus
loin. Ah, l'égo-développement a encore de beaux jours devant lui !&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Le parlement européen comme salle d'attente&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Mais il y a un os, et de taille. Frédéric, le fils prodige, lorgne également
vers le Parlement Wallon et aspire à un poste ministériel. Mais leurs liens de
parenté interdisent qu'ils siègent ensemble dans la même assemblée. Qu'à cela
ne tienne, papa a la solution et conseille vivement au fiston de se porter
candidat sur la liste européenne. &amp;quot;Après tout, certains tel Elio Di Rupo, sont
passés par là et cela ne les a pas empêchés de retrouver des fonctions
intéressantes&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voilà donc l'opinion de Papa sur le parlement européen; une salle d'attente
un peu comme l'espace à boules colorées chez Ikéa où les bambins peuvent passer
le temps pendant que leurs parents vaquent à leurs emplettes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lamentable et grossier, quand on connaît le poids des délibérations
européennes sur notre droit interne et sur la nécessité que les 27 pèsent de
tout leur poids sur les urgences du moment : crise climatique, sociale,
financière et économique, situation en RDC,...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le népotisme ne sévit pas qu'au PS. Il suffit d'observer la prise en
tenaille de Karel De Gucht par les Michel, père et fils, KDG étant pratiquement
mis sur la touche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ces temps plus que troublés, la méfiance du citoyen envers ses élus a
bien peu de chances de se transformer en espoir et en confiance.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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