Jacky Morael

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samedi 22 mai 2010

Ecolo, la gauche et les syndicats : une interview

J'ai donné, il y a quelques jours, une interview à mon ami Karim Majoros pour son excellent blog "A gauche dans les faits !". http://www.majoros.net/

La voici.

''1996, je lançais des œufs sur les vitres de la place Surlet de Chokier, siège d’une Communauté française qui venait de sabrer dans l’éducation. Transformant ma révolte, Jacky Morael et d’autres m’avaient donné envie de me lancer… dans le combat politique.

2010. Revenu de loin, mais jamais vraiment parti, Jacky Morael est tête de liste au Sénat, animé par « cette volonté d’être progressiste et novateur, responsable et subversif, ouvert et déterminé ». Il place ECOLO résolument à gauche, face à l’« aveuglement ultra-libéral« . Voici la première interview qu’il m’a accordé spécialement pour ce blog.''

Thierry Bodson, le boss de la FGTB wallonne souhaite qu’ECOLO se déclare de gauche. Chiche ?

Olivier Deleuze répondait récemment à un journaliste: « Ecolo est de gauche et la terre n’est pas plate. Une autre question ? » Pour moi, cette réponse n’est pas qu’une formule, tant elle est porteuse de sens.

Je crois que Thierry Bodson a adressé ce message bien plus à ses militants et affiliés qu’à Ecolo. Il nous connaît bien. Les réunions que j’organise périodiquement entre la direction de la FGTB (comme de la CSC, par ailleurs) et celle d’Ecolo se déroulent toujours dans une ambiance très constructive. Thierry se souvient aussi sans aucun doute de diverses « actions communes » – ;°) – menées dans un passé récent contre le Pacte des Générations ou les intérêts notionnels, par exemple.

La meilleure réponse à apporter à l’appel de l’Inter-Régionale Wallonne est encore le programme et les 10 priorités qu’Ecolo vient de voter et de rendre publiques. Chacun peut alors juger sur pièce. Peut-être le temps pas si lointain (2009 !) où l’IRW appelait dans sa publication à voter PS est-il révolu ? L’avenir seul nous le dira.

Comme délégué ECOLO aux relations avec les syndicats, comment perçois-tu leur appréciation à l’égard de notre parti ?

Cette appréciation a fortement évolué dans le temps, depuis la création d’Ecolo en 1980. Il y avait de la curiosité, teintée d’une certaine irritation. Ecolo déboulait sur la scène politique, et donc aussi économique et sociale, en rupture avec les codes traditionnels, et remettait énergiquement en cause le dogme quasi-religieux de la croissance à tout prix, quelles qu’en soient les conséquences sociales ou environnementales.

Il a fallu aussi qu’Ecolo apprenne les modes de fonctionnement assez complexes et particuliers des organisations syndicales et de la concertation sociale en général. Au fil du temps, les échanges d’infos et les concertations se sont multipliées avec nos parlementaires et nos ministres.

Aujourd’hui, il me semble qu’Ecolo et les syndicats ont franchi ces premiers obstacles et sont entrés depuis plusieurs années dans des relations adultes et respectueuses. Je m’en réjouis.

Pourquoi un citoyen de gauche devrait-il voter ECOLO et pas PS, Front des gauches ou PTB ?

Je n’aimer pas attaquer les autres et préfère affirmer et défendre les valeurs. Chacun est libre de faire son choix, comme militant ou électeur.

Partout en Europe, les verts assument sans complexe leurs valeurs telles qu’héritées des combats historiques de la gauche. L’intérêt général plutôt que les intérêts particuliers, la justice sociale, l’émancipation des personnes, les droits de la femme et des minorités, le rejet des nationalismes, la solidarité Nord-Sud, le pacifisme, et bien d’autres encore. C’est ce qui me plaît et motive chez Ecolo, cette volonté d’être progressiste et novateur, responsable et subversif, ouvert et déterminé. En un mot : utile.

Si tu ne pouvais déposer qu’un seul projet au Sénat, lequel serait-ce ?

Sans hésiter, reprendre le travail entrepris au Sénat entre 99 et 2003 avec Jean-François Ramquet sur la Taxe Tobin. Ce travail a d’ailleurs abouti au vote d’une Résolution.

Quelques années plus tard, les faits sont cruellement venus nous donner raison. La crise des subprimes en 2008 aux USA va s’étendre à toute la planète et jeter à la rue des centaines de milliers de petits propriétaires et épargnants, réduire à néant des années d’épargne-pension privée. Cette crise en amènera une autre et dégénèrera en cyclone bancaire, financier et boursier et transformant des Etats entiers en proies pour une spéculation vorace, avec les conséquences sociales désastreuse telles que celles qu’on constate en Grèce. Jamais la régulation des marchés ne s’est imposée avec une telle urgence.

C’est tout le système qui est à revoir. Après des décennies d’aveuglement ultra-libéral, de laisser-faire laisser aller, le chantier est énorme (séparation des métiers bancaires et financiers, création d’agences de notation publiques, taxation des flux spéculatifs, etc). Le cadre idéal pour ce faire est l’Europe. Il faudra donc mettre la pression maximale sur le prochain gouvernement pour qu’il inscrive ces urgences à l’agenda de sa présidence de l’Union européenne, qui commence le premier juillet.

mardi 23 mars 2010

Eerdekens ou le chant du cygne d'Ubu Roi

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Claude Eerdekens a réussi la semaine dernière à se sortir à nouveau de l'oubli politique dont personne ne se plaignait en lançant dans la presse une attaque d'une rare violence contre le Ministre Ecolo Philippe Henry, qualifiant celui-ci de "nul parmi les nuls", d'intégriste et de fossoyeur de l'emploi wallon. Au passage, c'est le gouvernement wallon tout entier, "le plus mauvais depuis des années", qui en prenait pour son grade, l'imprécateur terminant mâlement sa sortie par l'annonce de sa décision de siéger dorénavant comme indépendant au Parlement wallon. Aujourd'hui, il passe la deuxième couche en déclarant dans le groupe Sudpresse qu'Ecolo est un "parti dogmatique, stalinien et militaire". Oufti ! Que voilà des propos couillus qui nous sortent du ronron médiatico-politique habituel !

A décoder néanmoins par un petit retour en arrière sur une histoire mouvementée.

Claudius Imperator, le débouté-bourgmestre !!

N'allez pas chercher les causes de cette puissante saillie dans le soleil de Nice (où il se trouvait en "mission" au salon de l'immobilier), ni sur un quelconque excès de pastis. En fait, notre brave édile socialiste voue depuis plus de 20 ans une haine viscérale, obsessionnelle et maladive à tout de qui ressemble de près ou de loin à un écologiste. Ces cuistres qui ont eu l'outrecuidance de se faire élire dans SON conseil communal, dans SA bonne ville d'Andenne, sur laquelle il entend régner comme un despote éclairé.

Depuis des années, les séances du Conseil communal sont en effet émaillées de scènes hallucinantes lors desquelles, ne supportant pas d'être questionné ou critiqué sur sa gestion par les conseillers Ecolo, le député-bourgmestre sort de ses gonds et, au bord de l'apoplexie, déverse sur ceux-ci des tombereaux d'injures et de grossièretés telles que "khmers verts", "pets de sardines", "rexistes", "connards", etc. Jusqu'à cette homérique séance en 2008 où la TV communautaire Canal C, filma pour une fois avec prise de son et diffusa la séquence sur son antenne. Pris la main dans le sac, ou plutôt la langue dans le pot de fiel, il alla jusqu'à menacer de retirer SES subsides communaux à cette TV pour obtenir d'elle qu'elle retire la séquence, qui aura cela dit un grand succès sur internet.

Car, l'homme est coutumier de l'intimidation. Y compris par des actions en justice, aux frais du contribuable andennais. Il échouera à chaque fois. Comme lorsqu'il ira et perdra jusque devant la Cour de Cassation pour une plainte d'une conseillère communale, empêchée d'exercer librement son droit d'interpellation au Conseil communal. Ou encore lorsqu'il se verra infliger un avis négatif de la Commission Permanente du Pacte Culturel pour utilisation abusive à ses seules fins de publicité personnelle du journal communal (toujours aux frais des mêmes contribuables locaux), au mépris du principe élémentaire de pluralisme démocratique.

Quand ils entendent le mot "stalinien" dans la bouche de Claude Eerdekens, tous ceux qui ont suivi l'actualité andennaise en sont à rire à gorge déployée.

Comme tous ceux qui, devant l'accusation de démagogie, se souviennent de ces propos et allégations grotesques dans la commission Dutroux ou dans l'affaire de l'assassinat d'André Cools et de la saga de la fameuse moto rouge retrouvée dans le garage ... de son grand-père et qui a fait perdre des semaines pour rien aux enquêteurs de la cellule Cools.

Le syndrome Citta verde

Mais revenons-en à ce qui aurait déclenché l'ire du bouillant Eedekens la semaine dernière.

En gros, en ce chaud matin cannois, Claude Eerdekens fulminait contre le blocage "intégriste" de Philippe Henry du projet du Groupe Delhaize d'implanter à Andenne un centre de logistique et son désintérêt total pour ces inespérés emplois promis.

Comme ça devient malheureusement de plus en plus l'habitude, la presse relaya dans un premier temps texto ces accusations sans trop chercher à recouper l'info ou à en savoir plus auprès des intéressés.

Il ne fallut que quelques heures pour que la baudruche se dégonfle. Il apparu assez vite en effet que le Ministre Henry ou son cabinet n'étaient en rien saisis du dossier mais que celui-ci se trouvait entre les mains du Ministre PS Jean-Claude Marcourt (compétent pour le développement économiques et les zonings en Wallonie)... et de la commune d'Andenne, qui n'avait encore rien transmis ! Cerise sur le gâteau, Delhaize le jour même se fendait d'un communiqué de presse affirmant que le dossier était toujours à l'étude, que le principe même de l'implantation d'un centre logistique en Belgique n'était pas encore décidé et encore moins sa localisation géographique !

Et voilà donc notre arroseur arrosé. Fin du premier acte.

Le mystère de la "Clé D'Hondt" et le retour du fils prodigue

Non, il ne s'agit pas du titre du prochain Indiana Jones. La Clé D'Hondt, c'est du sérieux, du lourd. Cette clé est le système de calcul pour la répartition des mandats entres groupes politiques dans les Conseils d'Administration des OIP (Organisme d'Intérêt Public).

Dans ces OIP, on compte nombre d'intercommunales, d'invests, de sociétés hospitalières ou de logement social ou des organismes tels que Mons 2015 (chargé de piloter le dossier de candidature de la ville de Mons au titre envié de Capitale culturelle européenne, suivez mon regard).

Or, l'annonce matinale par le pourfendeur de sa décision de siéger comme indépendant au Parlement wallon n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd et les calculettes se sont mises à chauffer. C'est qu'au PS, quant il s'agit de mandats, on sait compter.

Le départ d'un de ses députés ferait passer le groupe PS de 29 à 28 sièges, ce qui modifierait les quotients de calcul d'après la clé D'Hondt et ferait mathématiquement reculer d'un rang le PS dans l'attribution des mandats dans les OIP wallons, au profit du MR et d'Ecolo. C'est compliqué, mais je tiens un très instructif tableau Excel à la disposition de ceux et celles que cela intéresserait. C'est aussi clair que E=mc².

Bref, dans l'intrépide opération "Rambo Eerdekens contre les khmers verts", le PS risquait d'y laisser de nombreux et précieux mandats.

Faut-il y voir malice et y trouver la raison du soudain revirement de notre héros en moins d'une journée ("Finalement, sous les acclamations de mes camarades, j'ai décidé, après avoir attentivement relu la Charte de Quaregnon, de rester et de rentrer, tel un fils prodigue, au bercail.") ? C'est pas mon genre. ;o))

Il y a une chose qui est sûre au moins, c'est que notre irremplaçable génie andennais a encore une fois perdu, dans ce pathétique vaudeville, une bonne occasion de fermer sa grande gueule !

Les chiens aboient, la caravane passe. RIP.

mardi 16 mars 2010

Réformes électorales : fausses bonnes idées et écrans de fumée ?

Il y a quinze jours, j’ai proposé au Soir un projet de tribune libre en réaction à la multiplication de propositions de réformes des modes de scrutin. Le Soir m’a proposé de participer à un face-à-face avec Charles Michel. Ce face-à-face sera publié demain mercredi. En attendant, voici le texte de mon projet de tribune.

Réformes électorales : fausses bonnes idées et écrans de fumée ?

Depuis quelques semaines, divers élus ou formations politiques (Alexander De Croo au VLD, Charles Michel et Denis Ducarme au MR et l’auto-proclamé « Parti Populaire ») rivalisent d’imagination en proposant des réformes radicales de nos modes de scrutin. Ces réformes viseraient, selon eux, à revitaliser la démocratie et à rendre plus de pouvoir au citoyen. Intention louable et désintéressée ou prurit politico-médiatique ? Je me permettrai d’émettre un doute tant ces jeunes loups, forts déjà de leur patronyme, et cette nouvelle formation (?) politique doivent encore se faire ou se consolider une place dans leur parti ou, pour le PP, sur la scène politique.

Dans ces propositions de réformes on trouve de tout, dans le désordre et sans réflexion à moyen et long terme, un peu comme dans les magasins Carrefour. De bonnes idées, comme l’instauration d’une circonscription unique (qui mettrait fin à cette forme d’autisme national issue du fait que les représentants flamands ne sont élus que par des électeurs flamands et idem pour les francophones et qui a abouti notamment à cette situation kafkaïenne où Yves Leterme, fort de ses 800.000 voix flamandes, ait eu tant de peine à se faire accepter comme Premier Ministre par les francophones qui constatent qu’ils n’ont pas eu voix au chapitre). Ou la suppression du système des suppléants (qui n’est pas nécessairement à remettre en cause de façon aussi radicale mais qui pose au moins la question de la possibilité pour certaines célébrités de se présenter sans vouloir siéger en chauffant la place à leurs suppléants désignés par leur parti). Ou encore le renforcement des possibilités de référendum et de consultations populaires. Mais on y trouve aussi des idées à l’emporte-pièce et dangereuses. Deux, principalement, le passage au mode de scrutin majoritaire et la suppression de l’obligation de vote. Ces idées ne sont pas neuves et réapparaissent chaque fois que, comme par hasard, le pays est en crise et la droite en mauvaise posture.

Un scrutin majoritaire ?

Quid, tout d’abord, du scrutin majoritaire ? C’est le grand dada depuis quelques mois sur les forums et les blogs, d’où la tentation de certains de surfer sur une vague soit-disant « citoyenne ». Mais du populaire au populisme, la frontière est des plus ténues. Qu’elles en seraient les conséquences ? Prenons les deux formes de ce mode de scrutin :

  • Le scrutin majoritaire à un tour (comme en Grande-Bretagne), où la liste qui emporte le plus de voix emporte la majorité des sièges, même si elle n’est pas majoritaire en voix. En supposant que le vote des électeurs serait le même que dans le scrutin proportionnel, ce qui n’est pas prouvé, le CD&V serait maître absolu au niveau national mais avec un PS largement dominant au Sud, le MR maître absolu en Région bruxelloise et le PS en Région wallonne. Serait-ce vraiment démocratique, respectueux des électeurs dans leur diversité, et cela rendrait-il plus claire et plus efficace la gestion de notre pays et de ses régions ? Assurément non !
  • Le scrutin majoritaire à deux tours (comme en France) est-il la panacée universelle, le Graal démocratique auquel d’aucuns voudraient nous faire croire ? Rendrait-il plus de pouvoir au citoyen et moins aux directions des partis ? Que nenni non point, encore une fois ! L’histoire de la Cinquième République regorge de comportements anti-démocratiques : re-découpage à son avantage des circonscriptions électorales par le parti au pouvoir, alliances négociées ou achetées au premier tour pour s’assurer d’être présent au second, appels achetés ou négociés des partis éliminés à voter pour tel parti au second tour (« si ton parti appelle à voter pour le mien, je te promets deux ou trois postes ministériels »). Tout cela dans le dos et à l’insu de l’électeur…

Vote obligatoire ou facultatif ?

Venons-en à la suppression du vote obligatoire, censé respecter le libre choix de l’électeur et obliger les partis à intéresser celui-ci au processus démocratique. Fumisterie et écran de fumée que tout cela. Toutes les études montrent que ces sont les électeurs les moins « dotés » socialement et intellectuellement qui bouderaient le plus l’isoloir. Cela nous mènerait à un retour aussi certain qu’hypocrite au 19ème siècle et au scrutin censitaire. Ces propositions, outre leur aspect opportuniste, ne visent à mon sens qu’à dresser un écran de fumée devant la crise profonde qui traverse tous les piliers de notre démocratie. Il suffit d'écouter les bruits de la rue ou de parcourir les forums de la presse pour constater que tout ce qui "fait société" dans une démocratie comme la nôtre fait l'objet d'une méfiance et d'un rejet-dégoût dans une part de plus en plus grande de la population, amenée paradoxalement à soutenir la fin du vote obligatoire dans un ultime sursaut d'aquoibonnisme. Les sondages consacrés à cette question sont sans appel : les piliers de l'Etat tels qu'hérités du 19ème siècle (les pouvoirs exécutifs et législatifs, le pouvoir judiciaire et même la presse) sont tous en perte vertigineuse de crédibilité auprès du citoyen. On en connaît les principales raisons : multiplications d'affaires politico-judiciaires depuis plus de trente ans, jugements incompréhensibles (KBC, Village Reine Fabiola, Ghislengien, etc) et, pour la presse classique l'émergence, via internet, d'une "information citoyenne" qui donne lieu au pire comme au meilleur, mais qui accrédite surtout en creux l'idée d'une "presse subsidiée" et donc forcément en collusion permanente avec les autres pouvoirs.

Deculottee.jpg Les dégâts sociaux de la crise qui s'accumulent, et devant lesquels les décideurs politiques semblent impuissants ou réduits à atténuer les effets de la casse, ne font qu'attiser ces divers ressentis.

Or, comme on sait : "Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on fera disparaître la fièvre".

Seule une reprise en main, à tous les échelons (régional, national, européen), des grands déterminants économiques, sociaux et écologiques, par des politiques audacieuses et novatrices et une remise en question profonde des comportements des élus permettront de combler ce grave déficit démocratique et de réconcilier enfin le citoyen et ses représentants.

vendredi 22 janvier 2010

Une loi liberticide votée hier au Sénat

Une nouvelle loi contre notre liberté et notre vie privée !!!!

Le Sénat a adopté hier (46 pour, 11 contre, 1 abstention) un projet de loi du gouvernement sur les méthodes de recueil d’informations par les services d’espionnage civils et militaires. La chambre ayant déjà voté ce texte, celui-ci prendra force de loi dès sa parution au Moniteur.

Les verts ont en bloc voté contre, car sous prétexte de lutte contre le terrorisme et malgré le fragile cache-sexe du contrôle des opérations par un collège de trois magistrats, le gouvernement offre aux services de renseignement des possibilités de plus en plus larges d’intrusion dans nos vies privées et dans l’exercice de nos libertés constitutionnelles.

Les méthodes explicitement autorisées vont de la surveillance du courrier postal et internet. D’après Le Soir en ligne «  la loi les habilite désormais à recourir à des méthodes « spécifiques » (observation de lieux privés inaccessibles au public, inspection d’objets fermés dans des lieux publics, identification de l’expéditeur et destinataire d’un courrier, identification d’abonné et usager de moyens de communication électroniques) et des méthodes dites « exceptionnelles » (intrusion dans le domicile ou bureau d’un avocat, médecin ou journaliste et inspection d’objets fermés s’y trouvant, usage de faux noms et fausse sociétés, ouverture de courrier, écoutes, intrusion dans un système informatique). »

Les motifs justifiant une investigation sont des plus flous par exemple l’« anarchisme », le « nationalisme », être « mentalement préparé à commettre un attentat », etc.

Les militants politiques, syndicaux et associatifs et tout simplement tous les citoyens actifs ont donc bien du souci à se faire.

Benjamin Franklin a écrit un jour : « Une société prête à sacrifier un peu de liberté contre un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et finit par perdre les deux. ». Georges Orwel n’a rien dit d’autre dans son livre « 1984 ». Voir l’excellente intervention de notre sénateur, Benoît Hellings, sur www.youtube.com/watch?v=Y0ZoWcD6eM0

samedi 24 octobre 2009

Bonne chance, Sarah !

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Hier, soir, lors du Conseil de fédération, Jean-Michel Javaux, conformément à la procédure prévue par les statuts, a proposé la candidature de Sarah Turine pour prendre le relais d'Isabelle Durant (élue au Parlement européen) au poste de co-présidente d'Ecolo. Du haut des ses 35 ans, Sarah dispose d'atouts étonnants. Historienne et Islamologue, elle a accompli plusieurs missions de coopération au Moyen-Orient, en Afrique et dans les pays de l'Est. Multilingue, elle parle l'anglais, le néérlandais et l'arabe. Ele est aussi musicienne à ses heures. Au rayon politique, ele n'est pas en manque d'expérience non plus: secrétaire générale de la régionale de Bruxelles; chef de groupe au Conseil communal de Molenbeek et élue en juin dernier aux Parlements bruxellois et de la Communauté française. La procédure normale va se poursuivre. Sarah et Jean-Mi vont faire le tour des régionales d'Ecolo pour présenter leur programme et leur vision du travail à venir et, ensuite, le 20 novembre, le Conseil de fédé se prononcera sur la candidature de Sarah. Quand on observe les péripéties, l'opacité et les coups tordus autour des présidences du MR et du CDH, on ne peut que se réjouir que le fonctionnement d'Ecolo se déroule dans la transparence et la sérénité (ce qui n'empêche pas le débat contradictoire).

Si vous voulez faire plus ample connaissance avec Sarah, consultez son blog

http://sarah.turine.be

Ou allez lire sa contribution au dernier numéro de la revue d'Etopia, sur les dix principes qui doivent désormais guider l'action des décideurs politiques

http://www.etopia.be/IMG/pdf/r6_turine.pdf

dimanche 27 septembre 2009

SPAM Afrique

Je suis victime d'un SPAM envoyé à mes adresses mail, prétendant que je suis en Afrique, victime d'un vol et dans l'incapacité de rentrer. Il n'en n'est rien. Je suis à Liège et en bonne santé. Ceci dit,si tous les destinataires de ce SPAM voulaient m'envoyer les mille euros qu'on m'aurait "volé", je suis preneur. Bon dimanche. ;o))

samedi 12 septembre 2009

Bon vent et merci, Carine !

CarineRusso.jpg

Grand moment d'émotion hier soir au Conseil de Fédération. Carine Russo nous avait fait parvenir une lettre annonçant sa décision de démissionner du Sénat, où elle avait été cooptée en juin 2007.

La lecture de sa lettre s'est déroulée, devant de nombreux délégués et mandataires, dans un silence empli de respect, de compréhension et d'affection.

Carine, avec la sincérité qu'on lui connaît, nous a fait part de sa déception devant la lourdeur du mandat, l'inertie et le formalisme des institutions et de ses difficultés de santé. De sa volonté aussi de préserver aussi sa vie familiale.

Elle a insisté sur sa volonté constante et incontestable de toujours placer l'utile avant le pouvoir.

Carine s'est investie avec force dans les dossiers qui lui tenaient à coeur, comme le sort des sans-papiers et des détenus, tout en se tenant toujours à l'écart des caméras et des micros. Alors qu'elle aurait pu aisément jouer sur le corde people et médiatiser sans difficulté chacune de ses initiatives.

Elle a pratiqué un sens de la pudeur rare en politique. Certains diront contre-performant, considérant que le "faire savoir" prime sur le "savoir-faire".

Carine quitte son mandat parlementaire mais pas ses engagements profonds, toujours aux côtés d'Ecolo, dans des groupes de réflexion et d'action sur les questions des sans-papiers et de la réinsertion des détenus dans la société.

J'ai eu le privilège, depuis quelques années, d'être proche de Carine, tantôt confident, tantôt conseiller et en garde une grande leçon de vie.

Lorsque je me suis exprimé au Conseil de Fédération, j'ai posé cette question très simple: les simples citoyens sont-lis inaptes à l'exercice d'un mandat parlementaire ou les parlements sont-ils inadaptés à leur donner une place efficace et valorisante ? A méditer...

Tous mes voeux de bonheur à Carine, ainsi qu'à Gino et Grégory.

samedi 11 juillet 2009

Sans-papiers : de plus en plus de lois liberticides, comme en France et en Italie

Délinquants-Solidaires

Partout en Europe, les gouvernements multiplient les mesures de chasse aux sans papiers et de politique d'enfermement et de renvoi forcé y compris des enfants non-accompagnés. Chez nous on attend toujours la circulaire promise fixant les critères objectifs de régularisation et mettant fin à l'arbitraire absolu de l'Office des étrangers.

C'est pire en Italie et en France !

Ce qui se produit en Italie a toujours eu, bon gré mal gré, une influence extraordinaire sur la société européenne toute entière, depuis la Renaissance jusqu’au fascisme. Mais ces évènements n’ont pas toujours été connus à temps. On trouve en ce moment, dans les quotidiens européens, une grande attention concernant divers aspects de la crise qui touche notre pays. Nous considérons, cependant, qu’il est du devoir de ceux qui vivent en Italie de rappeler à l’attention de l’opinion publique européenne d’autres aspects restés dans l’ombre. Il s’agit de certains aspects de la législation italienne qui, si rien ne vient les empêcher, risquent de défigurer le visage de l’Europe et de faire reculer la cause des droits humains dans le monde entier. Le gouvernement Berlusconi, sous prétexte de sécurité, a imposé au Parlement, qu’il garde sous contrôle, l’adoption de normes discriminatoires envers les immigrés, jamais vues en Europe depuis l’époque des lois raciales. Le sujet passif de la discrimination a été remplacé. Il ne s’agit plus des juifs mais de la population des immigrés irréguliers, qui compte des centaines de milliers de personnes. Mais les dispositifs prévus par les lois raciales, comme l’interdiction des mariages mixtes, n’ont pas (été) changé(s). Par cette interdiction, on empêche, en raison de leur nationalité, l’exercice d’un droit fondamental tel que celui de se marier, sans distinction d’ethnie ou de religion. Droit fondamental qui n’est pas supprimé seulement aux étrangers mais également aux italiens eux-mêmes. Par une norme qui viole encore davantage la dignité humaine on a, en outre, introduit l’interdiction pour des femmes étrangères en situation d’irrégularité administrative, de reconnaître les enfants qu’elles ont elle mêmes mis aux monde.. Ainsi par la force d’une telle décision politique d’une majorité passagère, les enfants mis au monde par des femmes étrangères irrégulières deviendront pour toute leur vie les enfants de personne. Ils seront (soustraits) enlevés à leurs mères et placés dans les mains de l’Etat. Même le fascisme n’était pas allé aussi loin. En effet les lois raciales introduites par ce régime en 1938 ne privaient pas les mères juives de leurs enfants, ni ne les obligeaient à avorter pour éviter la confiscation de leurs enfants par l’Etat. Nous ne nous adresserions pas à l’opinion publique européenne si la gravité de ces mesures n’était telle qu’elle dépasse toute frontière nationale et ne demandait une réaction responsable de toutes les personnes qui croient en une commune humanité. L’Europe ne peut admettre qu’un de ses pays fondateurs ne rétrograde (redresse) à des niveaux primitifs de cohabitation, en contradiction avec les lois internationales, les principes de garantie et de civilisation juridique sur lesquels se fonde la construction politique européenne elle-même. Il est de l’intérêt et de l’honneur de nous tous européens que cela ne se produise pas. L’opinion publique européenne doit prendre conscience de la pathologie qui vient de l’Italie et se mobiliser pour empêcher qu’elle se propage en Europe. A chacun de choisir les formes opportunes pour manifester et faire valoir son opposition.

Premiers signataires : Andrea Camilleri, Antonio Tabucchi, Dacia Maraini, Dario Fo, Franca Rame, Moni Ovadia, Maurizio Scaparro, Gianni Amelio

Pour signer : http://temi.repubblica.it/micromega-online/camilleri-tabucchi-maraini-fo-rame-ovadia-scaparro-amelio-appello-contro-il-ritorno-delle-leggi-razziali-in-europa/ cliquez sur "FIRMA"

http://temi.repubblica.it/micromega-appello/?action=vediappello&idappello=391094

En France, la création du délit de solidarité

Le Ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a fait voter par le Parlement un sévère durcissement d'une loi promulguée par Daladier ... à la fin des années trente. Une période qui ne sent pas très bon.

Aujourd’hui, la loi punit toute personne qui aurait, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter, l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France (Article L622‐1 du Code d’Entrée et de Séjour des Etrangers). Aucune distinction n’existe entre des réseaux de passeurs qui prospèrent sur la détresse humaine et les associations, ainsi que les personnes qui agissent par solidarité et pour le respect des droits fondamentaux.

Ainsi, par exemple, des bénévoles des restos du coeur ont étés arrêtés et mis en garde à vue pour avoir hébergé des sans papiers, leur avoir fourni de la nourriture ou des vêtements. Où tout simplement pour leur avoir rechargé leur GSM !

Ces actes de déliquance solidaire sont punissables de peines de prisons allant jusqu'à 5ans (!) et d'importantes amendes.

Si le Gouvernement a largement communiqué sur les objectifs de reconduites à la frontière, les chiffres concernant les interpellations d’aidants sont restés quant à eux dans l’ombre des annexes aux Projets de lois de finances. Pourtant ils existent : ils sont de 5000 pour 2009 et 5 500 pour 2011.

Des dizaines d'associations se sont mobilisées et réunies dans un collectif qui a lance une pétition nationale.

http://delinquants-solidaires.org/

Alors, avant que cette puanteur nous contamine, SIGNEZ ET FAITES CIRCULER !

mardi 7 juillet 2009

Négociations Olivier; carte blanche à Charles Bricman. C'est du solide !

Bricman

Hier soir, a donc eu lieu à Namur un Conseil de Fédération pour entendre les rapports de négociateurs de première ligne quant aux discussions toujours en cours en vue de la formation de majorités "Olivier" en régions wallonne, bruxelloise et en Communauté française. Grosse affluence de délégués, ambiance studieuse et sereine, beaucoup d'humour et énormément de questions encore en attente.

Comme délégué coopté, je suis tenu à un élémentaire devoir de confidentialité. Mais cela ne surprendra personne si je vous révèle qu'il a beaucoup été question de gouvernance, de réorientation économique, du 6ème pilier du plan Marshall.2.vert, de l'alliance emploi-écologie, de politique d'isolation des bâtiments, de mobilité ou d'enseignement. Sans compter sur les énormes inquiétudes budgétaires, liées pour partie à la crise financière, mais aussi à la politique de débudgétisation de "Papa".

Sur pas mal de ces sujets, nombre d'avancées ont été engrangées, mais restent à confirmer selon le célèbre adage "il n'y a d'accord sur rien tant qu'il n'y a pas d'accord sur tout".

Alors, plutôt que d'ouvrir ma grande gueule sur ce blog, j'ai choisi de mettre à la question un fin observateur de notre politique belgo-belge.

Charles Bricman a été longtemps journaliste professionnel, du genre plutôt incisif et connaisseur de ses dossiers. Il est désormais journaliste indépendant et chroniqueur pour Le Soir. Et conseiller en communication. Et bloggeur de surcroît. J'ai eu l'occasion de me frotter à lui en mes jeunes années et ce n'était pas de la tarte. A son tour d'être sur le grill.

Bonjour, Charles. Tout d'abord ta première impression sur les négociations en cours ? Te semblent-elles en accord avec les votes du 7 juin ou plutôt le résultat d'un pragmatisme ?

Je ne pense pas qu'il puisse y avoir quoi que ce soit à redire à la constitution d'une majorité, dès lors qu'il s'agit bien d'une... majorité! Tout le reste est une question d'opportunité, que chacun appréciera en fonction de sa sensibilité. J'observe simplement qu'après le 7 juin, le "couple" Ecolo-CDH était maître du jeu, parce qu'il a agi en couple, et qu'il a choisi le PS plutôt que le MR. Comme l'autre hypothèse, c'est un choix qui a ses avantages et ses inconvénients, je ne pense pas qu'il y ait de jugement moral à poser là-dessus. On aime ou ou n'aime pas, c'est tout.

Crois-tu en la bonne foi des interlocuteurs PS et CDH sur la nécessité, non pas d'une relance, mais d'une réorientation fondamentale de l'économie ?

Ouh lààà! La bonne foi... Je n'en sais rien, moi! On ne peut nier que la sensibilité "verte", s'il faut l'appeler comme ça, gagne du terrain dans tous les azimuts. Mais il est infiniment probable que toutes les "conversions" ne sont pas aussi sincères les unes que les autres! C'est toujours un peu comme ça. On jugera aux actes. Et surtout aux résultats...

Comment peut-on comprendre que sur les questions d'éthique et de bonne gouvernance (conflits d'intérêts, cumuls), le CDH se montre plus conservateur encore que le PS ?

Mais le CDH a toujours été un parti conservateur! C'est un constat, pas un jugement de valeur. Et puis c'est avant tout un parti de municipalistes. Il défend son bifteck!

Par dépit, Didier Reynders ne risque-t-il pas de s'associer à la nouvelle stratégie flamande consistant à "assècher" les finances francophones, de manière à les amener en quémandeurs à une future négociation communautaire ?

Je crains que Didier Reynders ait accumulé les mauvais choix depuis la victoire électorale du MR, en juin 2007. Il évolue au coup par coup, sans réelle vision à long terme, sans autre objectif détectable chez lui que la prochaine échéance électorale. Mais il serait à mon avis très excessif de voir en lui une sorte de "traître" ou de "revanchard" jamaïcain... Je crois d'autre part que les "finances francophones" s'assèchent bien toutes seules, elles n'ont pas besoin d'un quelconque machiavélisme flamand pour ça, ni d'une cinquième colonne dans la place! Mais ce qui est sûr, c'est que le temps est, en termes relatifs, l'allié de la Flandre. Je dis "en termes relatifs" car les Flamands sont également confrontés à une situation d'urgence. Nous sommes tous dans une situation d'urgence et c'est en cela qu'à mes yeux, la stratégie francophone d'obstruction à toute réforme sérieuse de l'Etat était suicidaire et assassine depuis l'origine.

En 2007, les Flamands étaient fortement demandeurs. Ca n'a pas marché. Maintenant, ils changent de tactique en pariant sur une détérioration plus rapide de la situation francophone, en se disant que nous serons moribonds quand ils ne seront encore "que" plus ou moins gravement malades. Cela va inévitablement changer le rapport de forces, mais ça, ce ne sera pas la faute du seul Reynders. Ce sera celle de tous les francophones, collectivement, dans le stupide front du refus qu'ils ont opposé depuis 2007 à toute avancée institutionnelle sérieuse. On va le payer, c'est malheureusement sûr, je pense...

   
Le succès de la NVA ne renforce-t-il pas ce scénario ?

Oui, mais ce n'était pas son choix initial. Moi, je n'ai évidemment guère d'affinités avec la NVA. Pas parce que c'est un parti flamand mais parce que c'est un parti nationaliste. Et parce qu'il est quasiment séparatiste, ce que je considère comme une option stupide et dommageable pour tout le monde, Flamands comme francophones.

La NVA joue maintenant la "doctrine Maddens". Ce n'est pas une bonne nouvelle car les tensions vont persister et la situation des francophones se détériorer. Et c'est dommage parce que De Wever est très loin d'être un imbécile, c'est un rude morceau mais, je vais peut-être te surprendre, je le vois beaucoup plus comme un Flamand radical que comme un anti-francophone - il y en a évidemment dans son parti. Il faut donc dialoguer avec lui, psychologiquement, il a la clé entre les mains. On n'en sortira que par une remise à plat de tout le contentieux et par une réflexion fondamentale sur les fondements de l'Etat belge: que voulons-nous faire ensemble? Si la réponse est: "rien", ce que je ne crois pas, il vaudra mieux se séparer - ce qui ne sera pas de la tarte!

Mais si nous avons encore un avenir partiellement commun dans la Maison Belgique, il faudra savoir ce que l'on veut. Et d'abord poser les armes, de part et d'autre, pour commencer à discuter vraiment, sans tabous, avec des arguments rationnels. C'est possible si nous acceptons enfin l'idée que le linguistique, c'est fini, que nous menons là un combat d'arrière-garde, comme ces "combattants perdus du Pacifique" qui erraient dans la jungle des années après la capitulation du Japon. Ce serait un beau chantier pour les Verts, tiens! Pourquoi Ecolo et Groen! n'osent-ils pas une initiative commune en ce domaine? Intellectuellement, idéologiquement vous en êtes capables. Mais vous avez toujours peur, les uns et les autres, de trop vous démarquer dans vos communautés respectives. C'est bien dommage...

2011: élections fédérales (voire plus tôt). 2012 : élections communales. Le bordel inévitable ?

Ah non! Tu vas pas commencer toi aussi la prochaine campagne électorale, quand même? On sort d'en prendre! Et là j'ajoute un ;-) ...

Moi, je répète ma conviction: on va inévitablement vers un foutoir pas possible s'il n'y a pas, le plus vite possible, un noyau d'hommes et de femmes qui font le choix du courage politique. Un peu comme Schiltz, dans les années 70, quand il a envoyé à Claes, dans les travées du parlement, un petit billet ("een kattebelletje", comme l'a écrit Hugo De Ridder) pour lui proposer de discuter le bout de gras. Et ça a débouché sur le pacte d'Egmont. Qui n'a pas réussi, qui était peut-être bancal, mais qui était une vraie tentative de sortir d'épaisseur. C'est ça qu'on vous demande à vous, les politiques: vous devez oser, prendre des risques. C'est votre honneur et votre dignité. Et on vous en saura gré, même si vous échouez.

Le blog de Charles : http://blog.pickme.be/

mercredi 17 juin 2009

Merci !

Olivier

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