La crise: à qui la faute ?
Par Jacky le jeudi 24 juillet 2008, 15:10 - Lien permanent
Plus d'un an de crise. A qui la faute ? A mon avis à la "famille" sociale-chrétienne. Entendons-nous: qu'on les aime ou pas, l'ex-CVP et l'ex-PSC ont longtemps constitué la colonne vertébrale de l'Etat-Belgique. Au pouvoir depuis des lustres, sinon la parenthèse 54-58, ces deux partis étaient le lieu et l'épicentre du fameux "compromis à la belge". Les dirigeants respectifs se connaissaient, discutaient, échangeaient leurs vues. Puis, vinrent les législatives de 1999. Le succès des verts les amènent à une table préparée pourtant par des accords pré-électoraux entre socialistes et libéraux, avec qui ils forment une majorité arc-en-ciel. Rebelote en 2003 avec une majorité violette qui confine les sociaux-chrétiens dans l'opposition. A partir de là, les deux partis vivront sans quasi aucun contact, laissant fleurir en leur sein les "Madame non à tout" et les apprentis-sorciers du cartel avec la NVA. Le noeud de la crise est là. What else ?
Commentaires
Mon cher Jacky,
Chacun est libre de ses phantasmes politiques.
Ce que tu écris n'es pas tout à fait faux mais devient de la rancoeur institutionnelle si tu oublies sciemment, de ne pas citer un ensemble de faits politiques.
Le plus important le distanciement culturel, politique, économique et social entre le Nord et le Sud. Avec la couardise des élus wallons qui se refusent à mettre en place d'autres scénarios.
La proposition d'un statut type territoire d'Outre Mer français n'est pas une fumisterie.
Une Wallonie indépendante pas davantage dans une Europe qui n'est plus une Europe des grandes nations mais une Europe des Régions.
Le PSC a toujours été sous tutelle du CVP, pour la première fois il s'en distencie sérieusement, qu'on aime ou pas Joelle Milquet elle a des couilles comme Anne Marie Lizin
Le PS emberlificoté dans ses conflitsd internes de la guerre du boulevard de l'Empereur privilégiedavantage sa non mise à l'écart, qu'une réflexion profonde sur l'avenir de l'Etat
Le MR a voulu détruire le socle politique et culturel wallon qui qu'on le veuille ou non va du POB en passant par le PSB et le PS
Ecolo dans l'opposition peut cartonner sur tout ce qui bouge mais devrait aussi mieux choisir ses cibles et ses séductions. Les risettes au MR après tout cela se défend, mais alors comme le dit très bien ton en tête quelque part il vaut mieux ne pas avoir demémoire..
Ecolo a été successivement purement écologiste, ni de gauche ni de droite, proche d'une sensibilité degauche, si tu es chargé des contacts en milieu syndical ce la ne tient pas du hasard, et maintenant le play boy d'Ampsin et dame Durand trouvent en Didier Reynders l'homme politique le plus sérieux du monde. Intelligent il l'est et met son intelligence au service de ce que j'osse toujours appeler en tant qu'ancien journaliste au Drapeau Rouge, "le grand capital"
Au plaisir de te lire...
Jean Pierre Keimeul
Salut, Jean-Pierre,
Merci pour ton commentaire, même si je n'en partage pas toutes les considérations. D'abord, aucune rancoeur dans mon propos, simplement un rappel du rôle joué par la famille sociale-chrétienne dans la mutation d'un Etat unitaire en Etat fédéral.
Tu as raison de rappeler qu'une bonne partie de la crise tient au fossé de développement économique et social et à l'impression flamande de devoir traîner un boulet. Et dans cette situation, le PS n'est pas sans responsabilités, à force d'avoir obstinément privilégié ses baronnies au détriment d'un projet wallon ambitieux et moderne. Des risettes Ecolo au MR ? Allons donc. Qui a lancé l'offensive sur les intérêts notionnels, sur la vente-relocation des bâtiments publics,sur l'injustice sociale des réformes fiscales ? Enfin traiter nos co-présidents de "play-boy d'Ampsin et de dame Durant" ne fait guère avancer le débat... A te relire bientôt
Trop simple de s'en prendre à une seule famille politique. La responsabilité est partagée par tout le microcosme