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Bouge-toi de là que je m'y mette ! Alors que la fédération liégeoise du PS s'adonne aux luttes intestines et se montre incapable de s'accorder sur des projets porteurs et cohérents (Tram, Espace Guillemins, Liège capitale européenne de la Culture en 2015, etc), Papa Daerden vient d'en remettre une couche en "offrant ses services" (on sait ce que cet euphémisme veut dire en réalité : "j'exige") pour mener la liste des camarades liégeois aux élections régionales de juin prochain.

Alors que des accords se dessinaient entre le bourgmestre Demeyer (dernier de liste) et le ministre Marcourt (tête de liste), cette sortie intempestive et un brin napoléonesque de Daerden a toutes les chances de foutre la bronca au sein de la fédération.

A l'épicentre de cette sortie, rien moins que des questions d'égo : Daerden veut en découdre directement avec Reynders et voir qui pissera le plus loin. Ah, l'égo-développement a encore de beaux jours devant lui !

Le parlement européen comme salle d'attente

Mais il y a un os, et de taille. Frédéric, le fils prodige, lorgne également vers le Parlement Wallon et aspire à un poste ministériel. Mais leurs liens de parenté interdisent qu'ils siègent ensemble dans la même assemblée. Qu'à cela ne tienne, papa a la solution et conseille vivement au fiston de se porter candidat sur la liste européenne. "Après tout, certains tel Elio Di Rupo, sont passés par là et cela ne les a pas empêchés de retrouver des fonctions intéressantes".

Voilà donc l'opinion de Papa sur le parlement européen; une salle d'attente un peu comme l'espace à boules colorées chez Ikéa où les bambins peuvent passer le temps pendant que leurs parents vaquent à leurs emplettes.

Lamentable et grossier, quand on connaît le poids des délibérations européennes sur notre droit interne et sur la nécessité que les 27 pèsent de tout leur poids sur les urgences du moment : crise climatique, sociale, financière et économique, situation en RDC,...

Le népotisme ne sévit pas qu'au PS. Il suffit d'observer la prise en tenaille de Karel De Gucht par les Michel, père et fils, KDG étant pratiquement mis sur la touche.

En ces temps plus que troublés, la méfiance du citoyen envers ses élus a bien peu de chances de se transformer en espoir et en confiance.