Climat

Une hausse des températures de moins de deux degrés à l'échelle mondiale suffirait à déclencher la fonte des banquises du Groenland et de l'Arctique, avertit jeudi l'organisation de protection de l'environnement World Wildlife Fund (WWF, Fonds mondial pour la nature).

"Les scientifiques estiment aujourd'hui que même un réchauffement climatique de moins de deux degrés Celsius serait suffisant pour voir disparaître la banquise de l'océan Arctique et fondre celle du Groenland", déclare l'ONG dans un communiqué.

"A la suite (de ce phénomène), le niveau des mers et des océans s'élèverait de plusieurs mètres, menaçant des dizaines de millions de personnes à travers le monde", prévient WWF.

La fonte de la banquise de l'Arctique pourrait avoir des répercussions sur les écosystèmes, tandis que la disparition d'une partie de celle du Groenland serait susceptible d'entraîner une hausse du niveau de la mer pouvant aller jusqu'à sept mètres.

Face à ces prévisions, l'organisation de protection de l'environnement exhorte les participants d'une réunion internationale sur le climat qui se tiendra à partir de lundi en Pologne à "élaborer un texte de négociations fort pour un nouveau traité sur le climat", attendu l'année prochaine.

"La fonte précoce des banquises du Groenland et de l'Arctique pourrait avoir bientôt des conséquences dangereuses, accélérant le réchauffement climatique et rendant ce phénomène plus important que prévu", a estimé un haut responsable de de WWF, Kim Carstensen.

"Les hommes politiques responsables ne peuvent pas tolérer de perdre une seconde de plus en remettant à plus tard des stratégies, face à ces avertissements urgents que nous lance la Nature", a-t-il ajouté.

Et chez nous, et ailleurs ?

En cas de fonte de la glace du Groenland et de la hausse de 7 mètres du niveau de la mer qui s'ensuivrait, c'est environ un dixième du territoire belge et 40% de la Flandre qui se trouveraient sous le niveau de la mer.

La figure ci-dessus donne une idée de ce que cela donnerait pour une hausse du niveau de la mer de 8m (source: UCL, département de géographie, le bleu représente les étendues situées sous le niveau de la mer, qui seraient inondées en l’absence de protection).

La Belgique ne serait donc pas épargnée par ce phénomène nouveau des "réfugiés climatiques" ! Avec son cortège de confrontations d'intérêts, d'exclusions, voire de violences.

Les très coûteux plans destinés à contrer la profonde crise bancaire, boursière et spéculative n'auront de sens et d'utilité que s'ils s'articulent en même temps avec une détermination dynamique de s'attaquer au "mal-développement" qui ravage la planète.

Cette fois, il ne suffira plus de sauver les bourses, mais aussi et surtout de préserver la vie !