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"Uninvolved" ? D'apès mon dico Harrap's, ce terme signifie "non concerné", "non impliqué", "non mêlé à une querelle".

Cette photo saisissante traduit de façon cinglante l'incapacité congénitale de l'ONU à stopper les conflits les plus sanglants, ne fût-ce que pour laisser le temps à la médiation et à la négociation.

Au Rwanda, au Darfour, au Nord Kivu comme à Gaza, les soldats onusiens en ont été réduits à assister en spectateurs passifs des pires atrocités. Pourtant, la Chapitre 7 de la Charte fondatrice des Nations Unies est très clair: il autorise et légitime le recours à la force dans les cas de conflits militaires, a fortiori lorsque des civils en sont victimes.

Je hais toutes les guerres. J'ai été objecteur de conscience et ai effectué mon service civil. Pourtant le recours à la force armée est parfois l'ultime recours efficace, non pas pour prendre parti mais pour protéger les populations civiles et les infrastructures et fournitures de première nécessité (hôpitaux, écoles, alimentation en eau, nourriture, médicaments, aide humanitaire et énergie).

Plus de 1200 morts. Pour rien. Retour à la case départ. La martyrologie des terroristes du Hamas ne fera que s'amplifier, de même que la victimologie des faucons du gouvernement Olmert. Au point d'importer le conflit jusque dans les pays occidentaux.

Sur ces différents aspects, je recommande la lecture du blog de mon ami Henri Goldman à l'adresse suivante:

http://blogs.politique.eu.org/henrigoldman/index.html

Face à ce grave constat de carence, une réforme de l'ONU s'impose, à commencer par la suppression du droit de veto accordé aux cinq vainqueurs de la seconde guerre mondiale. Il y a 63 ans ! Nous avons changé de siècle et ce droit de veto est obsolète et source de paralysie, comme l'a cruellement démontré l'inaction forcée des casques bleus lors du génocide qui eut lieu durant d'interminables semaines de massacres planifiés en 94 au Rwanda, avec pour résultat près d'un million de morts parmi les tutsis et les hutus modérés.

Face à de tels drames, il est vain et inefficace de renvoyer les adversaires dos à dos et de lancer des appels pieux à la raison, au cessez-le-feu et au dialogue.

Encore faut-il de pas jeter de l'huile sur le feu. Le groupe Ecolo du Parlement wallon a mis le doigt sur une aberration incroyable. Le groupe Dexia (banque des collectivités locales et de la région wallonne) participe - via une filiale en Israël - au financement de l'implantation de colonies en Cisjordanie ! Quant on sait que ces implantations illégales sont une des sources majeures du conflit, on en reste pantois. Le gouvernement a été interpellé et une motion déposée. J'y reviendrai prochainement. Toutes les infos sont disponibles sur le site ecolo.be.