Licenciements Express au Vif !
Par Jacky le dimanche 25 janvier 2009, 19:58 - Lien permanent

Convoquées la veille, quatre collaboratrices du Vif-L'Express se sont vues licienciées sur le champ jeudi matin par la directon de leur hebdomadaire: la rédactrice en chef, Dorothée Klein, et trois journalistes; Pascale Gruber, Elisabeth Mertens et Isabelle Philippon.
Sans motif, sans explications et avec l'obligation de faire leurs cartons au plus vite. Du balai, quoi. Et avec une brutalité honteuse. La grille Claeys pour le calcul des préavis généralement appliquée aux journalistes ne l'a pas été pour ces quatre-là, qui se retrouvent donc avec une indemnité minimale. Les journalistes ont été en outre priées de venir vider leurs bureaux samedi matin (moment où la rédaction est vide), sous la suveillance d'une envoyée de la direction et d'un vigile qui les ont expulsées après deux heures, les obligeant à laisser sur place une bonne part de leurs archives. De même, elles ont du abandonner leur ordinateur professionnel, c'est-à-dire leurs archives, projets, correspondance internet et, plus grave, leurs listes de contacts et d'informateurs !
Je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec les évictions successives, il y a quelques années, de Jacques Gevers, de Jean-François Dumont et de Stéphane Renard, trois excellents journalistes que j'ai eu le plaisir de côtoyer durant ma vie politique et qui avaient réussi à faire du Vif un hebdo de réference dans le paysage médiatique francophone.
Autre signe qui ne trompe pas, la nouvelle rédactrice en chef sera Christine Laurent, qui dirigeait jusqu'ici le Vif-Week-end, supplément que, comme beaucoup, je virais tout droit dans la pile de papiers à recycler tant il me foutait les boules par son côté people, fashion, bling-bling et pubs pour gens très friqués. Le supplément parfait pour les salles d'attente des cabinets de dentisterie ou les salons de coiffure.
Populisme, sensationnalisme et perte de contenus: les mamelles du mercantilisme
La presse, quatrième pouvoir, n'échappe pas à la marchandisation de pans entiers de la société. Le Vif non plus. Il faut vendre à n'importe quel prix et accrocher le chaland, quitte à se livrer aux pires dérapages; comme par exemple lorsque l'hebdo surfe sur la vague anti-islamique par des couvertures nauséeuses comme "Ces belges fous d'Allah" ou "L'islamisme gangrène l'école". Deux couvertures, très différentes par ailleurs des dossiers produits par la rédaction, qui ont valu au Vif, suite à de nombreuses plaintes, de se faire remonter les bretelles et condamner moralement par l'Association Professionnelle des Journalistes et par le Centre pour l'Egalité des Chances. Ou, autre exemple, lorsque la direction met à la file un article sur l'effet de serre et une pub pleine page pour un nouveau modèle de 4X4.
Ces quatre licenciements n'augurent rien de bon.
Monsieur Faljaoui, le directeur, (qui avait déjà suscité une grève de la rédaction lors de sa nomination en 2005) invoque des tensions croissantes au sein de la rédaction pour se justifier. Mais des tensions sur quoi ? Pas un mot. Preuve que le problème est plus profond et que si tensions il y a, ce n'est pas seulement au sein de la rédaction. Preuve aussi: les journalistes se sont mis en grève vendredi et exigé la réintégration des quatre journalistes. Des entrevues ont eu lieu avec le directeur et le responsable du groupe Roularta (propriétaire du Vif), sans aucun résultat. Une nouvelle réunion est prévue lundi.
Journalistes précarisés et mis sous pression
Le blog Molenews http://molenews.hautetfort.com/, consacrait il y a peu un billet à ce sujet à l'occasion de la mutation forcée au Soir de Martine Vandemeulebrouck du service société (où elle excelle) au site web du journal. Isabelle Philippon envoya le commentaire que voici surle blog:
"Non-respect des droits sociaux des journalistes ? Désamour de la direction à l’égard d’une "résistante" à la peopelisation de l’info ? Il y a sûrement de tout cela dans la mutation forcée de Martine. Mais, plus largement, on peut y voir cette patte qui nous écrase tous. Cette idéologie managériale ne jurant que par la performance économique. Elle est à l’oeuvre depuis très longtemps dans le secteur "marchand". On a cru pendant longtemps aussi, naïvement, que les patrons de journaux étaient mûs par d’autres ambitions, par une vraie passion qui ne s’explique pas que par le goût de l’argent. Aujourd’hui, force est de constater que les journaux, "nos" journaux, sont devenus des produits commes les autres. On pourrait presque parler de "régression morale". L’énorme pression qui pèse désormais sur les journalsites les contraint à se penser eux-mêmes comme des produits et à se vendre en permanence : il faut sans cesse se présenter comme hypermotivé, flexible, adaptable. Il faut proposer des papiers "anglés", "sexys", de plus en plus courts et incisifs. Les relations humaines sont à l’avenant : dans les rédactions, ce n’est plus l’aptitude au dialogue, à la réflexion et à la solidarité qui se trouve privilégiée, mais ce qui contribue au contraire à ruiner cette aptitude : un rapport de plus en plus marchand et stratégique à soi-même et aux autres. Les "résistants", dans ce contexte, n’ont aucune chance..."
C'était le 2 décembre dernier. Prémonitoire ? Inquiétant, en tout cas. Très.
Des relents de politisation ?
Y aurait-il par ailleurs derrière cette affaire des pressions ou à tout le moins le désir de la direction de faire plaisir à certains à quelques mois des élections ? On sait M Faljaoui très proche d'Elio Di Rupo et Mme Laurent des milieux socialistes en général (son mari fut porte-parole de Guy Spitaels). Or le Vif ne s'est guère montré politiquement complaisant avec le PS (pas plus qu'avec les autres partis d'ailleurs) et a souvent exercé son devoir d'analyse critique des faits et des comportements.
Alors ? Marchandisation et politisation seraient-elles les deux mâchoires de la tenaille ? Rien n'est prouvé mais la question doit en tout cas être posée.
Si tel devait être le cas, ce serait plus inquiétant encore.
Mise à jour
Charles Bricman, ancien journaliste qui a passé quatre années au Vif, informe sur son blog qu'une tribune libre a été rédigée par par divers journalistes et universitaires spécialisés, et non des moindres: Martine Simonis, Secrétaire Nationale de l'Association des Journalistes Professionnels- Pascal Durand, Professeur ordinaire à l'ULg- Benoit Grevisse, directeur de l'école de journalisme de Louvain (UCL)- François Heinderyckx, Professeur ordinaire à l'ULB- Claude Javeau, Professeur émérite de l'ULB- Jean-Jacques Jespers, directeur de l'école universitaire de journalisme de Bruxelles (ULB)- Hugues le Paige, journaliste- Gabriel Ringlet, Professeur émérite de l'UCL- Marc Sinnaeve, Président du Département journalisme de l'IHECS.
Cette tribune a été refusée par les rédacs chefs du Soir et de La Libre. Voir commentaire n°8 de Charles, avec un lien direct vers le blog, ou il publkie également la consternante réponse du rédac chef de La LIbre, Michel Konen, à une lettre que lui a envoyé sa rédaction pour soutenir la publication de la tribune.
Le texte de cette tribune est publié intégralement sur le blog d'Hugues Lepaige, à l'adresse:
http://blogs.politique.eu.org/hugueslepaige/index.html
Mise à jour 2
Suite au refus de publier la tribune, un énorme buzz a circulé sur la toile toute la journée d'hier. Avec un résultat positif. La Libre publie la tribune avec les commentaires de son rédac chef et Le Soir y consacre un article avec un lien vers le texte complet, publié sur le site de l'AJP (Association des Journalistes Professionnels). Cela ne change rien au fond de l'affaire, mais prouve au moins que les mobilsations sur le net peuvent s'avérer très efficaces. La rédaction du Vif a repris le travail, les indemnités des quatre licenciées ont été revues à la hausse et un faux Vif sortira demain (sans avoir été écrit par la rédaction). Un précédent dangereux. Qui rappelle les conflits sociaux aux USA dans les années trente, lorsque le patronat engageait des "jaunes" pour remplacer les travailleurs en grève sur les machines. Vous avez dit régression ? Un grand gâchis en tout cas.
Commentaires
Petite nuance à apporter à ton article, Jacky, il me semble que la rédaction s'est mise en grève pour demander la réintégration des trois journalistes virés, mais pas de la rédactrice en chef Dorothée Klein. Je me rappelle également de son entier soutien à la couverture de "L'Islam à l'école", réitéré dans le numéro suivant - et qui à l'époque m'avait fait annuler ma demande d'abonnement.
En ce qui me concerne, j'ai soldé le Vif lors de l'éviction scandaleuse de M. Gevers et l'arrivée de Mme Klein, dont je ne partageais ni les centres d'intérêts ni les angles d'approche (pour le dire avec euphémisme!).
Rappelons qu'à cette époque déjà, des rumeurs tenaces faisaient de Mme Klein un jouet de la direction. Que les hasards de la conjoncture aient conduit à son éviction, c'est une hypothèse... Bref, la question est de savoir si elle a été virée pour résistance héroïque ou pour des questions d'opportunité stratégique de la direction!
Pourquoi lirait-on une presse aux mains de capitaux flamands ?
Il en est de même pour le groupe Vers l'Avenir.
Les reste étant aux mains de capitaux bruxellois.
Il n'y a plus de presse wallonne depuis bien longtemps.
Il n'y a donc plus de point de vue wallon depuis bien longtemps...
J'évoque également (et un peu tardivement) l'affaire sur Molenews... Tu évoques à juste titre un recentrage idéologique du "Vif" sur la ligne du boulevard de l'Empereur. Cela laisse pantois, non, cette alliance objective de la talibanerie managériale avec l'establishment social-démocrate?
Un autre point de vue intéressant sur cette histoire par Charles Bricman.
http://blog.pickme.be/2009/01/23/le...
Le Vif dépend directement du groupe très flamand Roularta.
Madame Klein et Madame Philippon, pour ne citer qu'elles deux, se montraient fréquemment critiques à l'égard de la Flandre en révélant les velléités de cette région qui s'érige peu à peu en nation.
La semaine dernière, l'éditorial signé par Klein incitait même les Francophones à faire bloc (Brxl et Wallonie) contre la Flandre.
Je ne pense pas qu'il faille chercher ailleurs les raisons de leur éviction.
Il nous faut désormais et plus que jamais nous tourner vers l'étranger pour apprendre certaines choses concernant nos problèmes internes.
Je ne peux que conseiller les excellents articles de Jean Quatremer à propos des problèmes belges sur le site de Libération.fr ainsi que son blogue à l'adresse http://bruxelles.blogs.liberation.f...
La lecture de Stroobants sur Le Monde est également instructive.
Quand un pays muselle sa presse, le régime totalitaire n'est pas très loin....
A Monsieur A.Faljaoui,
Ainsi donc la purge « salvatrice » continue au Vif l’Express avec votre présence aux commandes. Je n’ai pas souvenir dans l’histoire de la presse belge d’un tel déchaînement contre des journalistes talentueux et reconnus dont le seul tort serait (mais je m’avance peut-être) de vous avoir probablement contrarié, voire résisté, vous le «Journaliste professionnel », issu des meilleures Ecoles de Marketing.
Pour tous ceux ceux qui savent décrypter la langue de bois, c’est ce qui transparait en tout cas à travers les lignes de vos déclarations maladroites et embarrassées à la presse,
Nous apprenons ainsi, grâce à vous, qu’un quarteron de scribouillardes sans scrupules auraient pris le journal en otage. Bigre !
Et vous, assis dans votre tour de contrôle, avec vos gros bras bien musclés, vous auriez laissé faire ces « Farcs » en jupons et porte-plumes, jusqu’à ce happy-end libérateur de fin de semaine dernière ?
On en frémit rien que d’y penser.
Que dire d’Elisabeth Mertens dont la rubrique « culture » avait un sens, jusqu’à ce que votre venue ne l’ampute d’une grosse partie, transférée dans un supplémént « Focus », parfaitement illisible et indigeste. Chercher une critique cinéma par exemple devient une galère, au point de conserver précieusement le supplément « MAD » du Soir.
Que dire d’Isabelle Philippon, véritable étiquette politique du Vif-Express, journaliste intelligente, bien informée, indépendante, dont les éclairages vous éblouissaient trop, sans doute.
Que dire de Pascale Gruber, merveilleuse vulgarisatrice, dont les articles Santé et Médecine, précis et rigoureux, rendaient simples et humaines des choses parfois bien compliquées.
Quant à Dorothée Klein, même si ses choix éditoriaux suscitaient la controverse (Islam à l’école par ex), ses interventions étaient toujours sincères et argumentés, à mille lieues du ron-ron politiquement correct.
Vos prédécésseurs parlaient du Vif comme d’un journal « de qualité », « de référence », vous en parlez dans la presse comme d’une « marque », la marque « Vif » et c’est, sans le vouloir, très symptomatique de la mentalité marketing qui sous-tend votre projet journalistique.
Un journal qui avait une âme, un contenu, de la personnalité, est devenu depuis votre venue aux affaires, une « marque », un produit.
Tout est dit.
Jadis, le Directeur d’une Rédaction était une « plume », une pointure, une référence intellectuelle. Aujourd’hui, grace à vous, on sait qu’il suffit de savoir lire, compter et licencier.
La nomination de Christine Laurent (étiquetée PS) qui présidait depuis des lustres un supplément coupe et couture (pardon, life-styyyyyle) sans aucun intérêt et qui –je suis gêné de le dire- valsait directement dans la poubelle de recyclage, vient à cet égard, corroborer mes craintes quant au sens que vous attribuez au mot « qualité ».
Mais je suis probablement dépassé et pas assez intelligent pour comprendre toute la subtilité de l’évolution de ce « brain- merchandising » dans la presse.
Pour info, je publie sur mon blog la lettre de la SDR de La Libre à son rédacteur-en-chef qui refuse la publication d'une carte blanche d'universitaires sur la situation au Vif. Pour la lire, je me suis permis de référencer ce billet sous mon nom.
"l'explication" comme quoi ce serait un coup des flamands me semble trop facile. D'ailleurs, les reportages du Vif sur ce qui se passe en Flandre integraient bien les différents points de vue. Il y a des choses inquietantes qui se passent au nord du pays. Mais les articles du Vif n'étaient pas biaisés.
Par contre, le Vif se démarquait du reste des médias francophones par son approche critique et sans emballages du Parti Socialiste. J'apprends que la nouvelle redactrice est la femme de l'ancien porte-parole de Guy Spitaels.... faut pas chercher plus loin.
Comme la stratégie "Lizin" (avec ses procès contre la RTBF) ne semble pas porter ses fruits (heureusement), ici le PS a essayé l'autre stratégie.... qui serait restée inaperçue s'il n'y avait pas les bloggeurs vigilants...
C'est encore étonnant qu'ils n'ont pas nommé David Coppi à la tête du Vif :-)
@ Charles
Merci pour l'info et félicitations pour vos billets. Le texte de la tribune est publié sur le blog d'Hugues Lepaige.
http://blogs.politique.eu.org/hugueslepaige/index.html
@ Paul
Si tout ce qui "vous semble" est vérité, alors vous devez avoir raison et la théorie du grand complot Ps est exacte.
En cherchant bien, êtes-vous bien certain d'ailleurs qu'il n'y a pas un autre lien entre le PS et le Vif ??? Je ne sais pas moi: un neveu de la voisine de la grand-mère; le cousin du camarade de bataillon de l'oncle Armand ......
Abonné au Soir et au Vif, fidèle lecteur de LLB et d'autres presses en ligne, je maintiens que la plume des journalistes démissionnées du Vif était bien plus acerbe vis-à-vis de la Flandre que les autres, que leur virulence allait en s'accentuant, que leurs analyses osant imaginer une "après-belgique" étaient fréquentes.
Je vous engage à relire l'édition du 16 de ce mois. Vous y trouverez plus que des allusions.
Curieux: les licenciements interviennent juste après.
En revanche, la relation par le Vif des outrances à Charleroy ou à Huy , certes détaillée, n'était pas beaucoup plus acerbe qu'ailleurs envers le PS.
De plus, expliquez-moi pourquoi ce parti aurait attendu 3 ans pour agir contre ces dames car depuis les affaires carolos, les articles à ce sujet dans le Vif n'ont pas manqué.....
Ce vendredi, dans les kiosques, un "Vif" éthiquement insoutenable...
http://molenews.hautetfort.com/arch...
@ 7 (Monsieur Collinet), Bravo, vous avez tout dit et résumé parfaitement ! J'ajouterai que connaissant Christine Laurent, je confirme qu'elle est une épouvantable arriviste, une ennemie de la presse, haineuse des journalistes. En tous cas, elle n'arrive à la cheville d'aucune des journalistes licenciées et n'est qu'une sombre opportuniste bling-bling entourée d'une cour de "béni oui-oui". Il est amusant de constater qu'elle ne supporte pas que ses collaborateurs dévoués soient plus brillants qu'elle! Et pour les trouver, elle a dû descendre très très très bas ! A +- long terme, Le Vif va suivre l'évolution de son arrogant (et très PS) canard "L'INSTANT"...
L'évolution des groupes de presse vers le marchandising est une cause de l'appauvrissement intellectuel des quotidiens et magazines mais ce n'est pas la seule. C'est aussi la responsabilité d'un milieu professionnel qui a tendance de plus en plus à lui même se fonctionnariser et à jouer le chacun pour soi.
Les licenciements et les mises au placard de journalistes critiques des années 70-90 y compris au sein de leur propre médias est en train de disparaître.
Le milieu de la presse lui-même manque d'audace et de courage politique.
Quant à voir dans le licenciement au Vif un effet pervers du socialisme wallon, restons intelligent...
L'attaque ad hominem concernant Christine Laurent tient du potin de la presse. Le supplément du Vif n'est ni meilleur ni pire que "la libre essentielle" ou "Victor" au Soir...
M'inquiète effectivement davantage le refus deux deux quotidiens politiques de refuser la mise au point par une carte blanche, en regard de certains forum et cartes blanches de copinage que ces deux quotidiens savent pratiquer de temps à autre
@ Jean-Pierre Keimeul Je suis d'accord avec vous sauf sur le fait de l'attaque "ad hominem". Elle est basée sur des faits réels et vécus (par moi, entre autres! et vous ne trouverez pas UN seul journaliste qui a travaillé avec elle pour la soutenir!). Je connais personnellement l'itinéaire (peu reluisant) de cette personne. J'ai vu autour de moi (pourquoi? je n'en dirai pas plus!) la réalité incroyable des caprices grotesques de cette sinistre personne. Mais je suis optimiste: elle va se planter et on en reparle dans un ou deux ans maximum. Quant aux autres suppléments "life-style", je suis d'accord avec vous: il ne s'agit que de pompes à pubs
Merci pour votre mise à jour et pour vos commentaires, Jacky. Merci aussi et surtout pour ce blog. Nous y trouverons sans doute encore bien des choses à nous dire!
Cordialement,
Charles
Ancien journaliste je connais et reconnais la qualité du travail d'un vrai "pro".
Abonné au Vif, Le Soir et d'autres organes je compte:
1 Scruter le numéro du Vif ,vendredi,
2 Essayer d'en savoir plus,
3 Résilier divers abonnements... désormais ma seule arme
Un "vieux" pur
un dessin de soutien !!
http://zurbain.skyrock.com
A tous ceux que cela intéresse, je suis dispo pour expliquer en long et en large les conditions et les raisons de mon licenciement. En réalité, les raisons diffèrent d'un cas à l'autre, et A. Faljaoui a cru qu'en faisant monter les 4 licenciées dans la même charette,il parviendrait à noyer le poisson. Grossière erreur. Ce garçon aurait besoin de quelques cours de stratégie...
@ (n°19) Chère Madame Philippon. Si mes souvenirs sont bons, les méthodes de Christine Laurent étaient plus vicieuses, à son image, quand elle a dû dégraisser les journalistes de l'Instant avant la faillite de son canard et son rachat "étrange" par Le Vif/L'Express. C'était chacun(e) son tour, à une semaine ou plus, d'intervalle... Quasi pas de réaction, l'un(e) puis l'autre jeté(e) dehors... Aujourd'hui, c'est Falja-oui-oui qui vire tout le monde d’un coup, et qui place Christine Laurent ! Double camouflet à l'intelligence. Mais on va rire! Quand il parle de "guerre de tranchées", il va voir avec elle ce qui va se passer en permanence, sauf si ce sont des gens à sa botte, ce que je crains. Mais à long terme, cela va (se) sentir très fort! Et le schéma de... l'Instant (peu crédible et orienté!) va se reproduire! Autre chose, la presse quotidienne a (enfin !) passé cette fameuse carte blanche des universitaires. C'est déjà çà. Toute la journée, j'ai eu cette citation de Martin Niemöller (pas Brecht, merci pour la correction) qui me trottait dans la tête, paraphrasée ici : "Quand ils ont licencié des journalistes dans l’autre journal, je n’ai pas réagi, je n’étais pas concerné. Quand ils ont licencié des journalistes dans mon journal, je n’ai pas réagi, je n’étais pas concerné. Quand ils m’ont licencié, il n’y avait plus personne pour réagir..." Là, au moins, il y a des réactions et un petit débat (loin d'être terminé je l'espère), même si ce n'est que symbolique, mais c'est mieux que... rien. Courage à vous et n'ayez crainte, je crois que la plupart des lecteurs sont avec vous!
[Ce garçon aurait besoin de quelques cours de stratégie...]
A l'image d'une certaine SDJ qui n'a pas voulu rallier d'autres journalistes sous des prétextes pour le moins fumeux...
Merci à l'animateur et aux bloggeurs pour ce lieu de discussion libre. Continuez à échanger, à communiquer. Cette épuration est ignoble. De l'intérieur, tout a été fait pour rétablir l'honneur. Ce n'est pas fini. De l'extérieur, votre parole, vos lettres, vos échanges peuvent contribuer à sauver la presse, décidément dans de sales draps.
@19 Mme Philippon
Très interpellé par cette histoire, je voudrais vraiment comprendre. Merci de m'envoyer quelques explications comme vous le proposez. Avec toute ma sympathie
Explications complètes des intéressées aujourd'hui samedi dans LE SOIR, carte blanche page 33
On ne peut pas virer de tels pros comme des malpropres sans même accepter de s'expliquer. J'utilise ma seule arme - je résilie mon abonnement
Moi aussi je résilie mon abonnement...
Et pour ceux qui hésitent : envoyer une lettre avec votre numéro d'abonné (en 7 chiffres) à "Le Vif - service abonnements - Meiboomlaan, 33 - 8800 Roeselare"
A quand un bon hebdo francophone par et pour les francophones?
Ecoeurés par ces licenciements,nous aussi avons résilié notre abonnement.
Il faut dire que la grosse motié de l'envoi filait directement au recyclage-papiers. Quel gaspillage.
Plus d'hebdo francophone belge: c'est grave. Nous retournons au Monde hebdomadaire, frustrés au niveau politique et culture belges. Que faire d'autre?
il faut carrément boycotter ce magazine, tant que ces gens seront là!
Après l'article sur les vaccins et sur GSK à Rixensart, je ne donnais pas cher de la peau des journalistes ayant de près ou de loin contribué à sa publication. Roularta, propriétaire de Le Généraliste et du Journal du Médecin, ne les a pas ratés. Le courage a un prix. Bravo à eux.
Consternation ! Voilà la papesse de la mode, du luxe, de l’inutile et du superflu à la tête du Vif. Voilà celle qui parsème ses éditos d’anglicisme « à la mode », qui défend un mode de vie en complète contradiction avec l’état de la planète, en totale rupture avec les moyens et les besoins de la majorité de nos concitoyens qui dirige une équipe de rédaction qui prétend avoir l’ambition de revenir à l’esprit de celui qui a inspiré le contenu du Journal en en changeant le look avec une maquette plus aérée …
Cela fait déjà plusieurs années que je me demandais comme la rédaction du Vif pouvait supporter une telle position schizophrénique : un journal engagé parfois dans une analyse environnementale critique (notamment du temps du regretté Philippe Lamotte) et des suppléments dont le Week-end qui fait l’apologie du look, de la mode, du totalement superflu quand il ne s’agissait pas de voir une oie blanche émerveillée par les performances de bolides mais regrettant la couleur des sièges, le tout dans un numéro en papier glacé pour les éditions spéciales « importantes ».
J’avais déjà voulu écrire pour signaler que je voulais avoir le choix pour ne recevoir que le Vif et le programme télé. Le reste vole de toute manière au recyclage (après avoir décollé les échantillons de produits chimiques qui parsèment le Week-end), avec évidemment une sérieuse réduction à la clef. Mais, j’imagine que si pas mal de lecteurs profiteront sans doute de cette option, il est très probable que les rentrés financières liées à la publicité qui domine le supplément Week-end diminueront significativement et que donc c’est l’existence même du vrai journal qui soit mise en péril. Dans ces conditions, la pub n’est plus là pour supporter le journal, c’est l’inverse, c’est le journal qui devient un prétexte pour nous vendre de la pub et permettre aux actionnaires de valoriser leur investissement.
Il ne reste plus qu’à développer encore les rubriques « people » et une « analyse » des résultats de foot du week-end pour ressembler la majorité des médias écrits et des journaux télévisés mode RTL pour se confondre dans la masse amorphe d’un journalisme atone à l’écoute des besoins de son « public ».
L’écart entre ce qui est annoncé et ce qui existe est trop grand, je préfère prendre mes distances. Dans ces conditions, je ne souhaite plus renouveler mon abonnement !
J'étais abonné. Je ne le suis plus. Lors du coup de fil passé à "abonnements.be", l'employée m'a demandé la raison de mon "départ". Je lui ai parlé de cet incroyable comportement de la direction. Elle m'a aussitôt répondu que j'étais loin d'être le premier. Elle n'a pas souhaité me dire précisément combien d'autres abonnements ont été annulés. Mais elle m'a dit "beaucoup"... Ce serait amusant de le vérifier dans les prochains mois...
Bravo, il faut résister contre ce journalime bling-bling à la sauce Christine Laurent, dont les observateurs ont connu les dégâts du temps de "l'Instant", cette parodie de presse à son image.
Parmi les commentaires précédents il en est un qui laisse entendre que les licenciements sont liés voire demandés par GSK.
C'est extrêmement grave, a t-on des informations complémentaires à ce sujet ?
Personnellement j'ai un traitement médical permanent avec des médicaments GSK, si j'obtiens des informations cohérentes je demande à mon médecin de changer de médicament, c'est possible j'ai déjà questionner mon pharmacien qui n'a pas semblé surpris.
Il est en effet inacceptable de laisser les mercantis museler la presse. La démocratie en dépend.
Il faut soutenir les pratiques journalistes exigeantes et courageuses.
Ma nièce réalisant un mémoire sur la "liberté de la presse", je souhaiterais disposer des coordonnées de madame I. Philippon. Qui peut m'aider ?
Comme vous tous, depuis des mois je trouve le Vif vidé de sa substance. L'on est loin de ce magazine performant, intéressant, du "vrai journalisme LIBRE" de ses débuts.
Je vais supprimer mon abonnement (20 ans!) et je vous signale que suite à une conférence sur la liberté de la presse j'ai appris qu'il reste deux magazines de presse LIBRE: "the economist" (anglais) et le XXI en français, en vente dans certaines librairies ( voir leur site: "leblogde21.com"
que je vais achetter sans attendre!
Bonne lecture !
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